Industries créatives: «Iqlaa» injecte jusqu’à 450.000 dirhams pour propulser les jeunes Marocains

Une troupe de comédiens joue sur scène, dans un théâtre.. DR

Revue de presseConstitué de bourses d’amorçage de 30.000 à 50.000 dirhams et de bourses de croissance pourvues d’un budget défini jusqu’à 450.000 dirhams, «Iqlaa», programme structuré en trois phases, a pour but de transformer le potentiel de l’écosystème créatif marocain en un levier économique. Cet article est une revue de presse tirée de Challenge.

Le 30/08/2026 à 17h23

Grâce à une alliance tripartite réunissant Africalia, la Fondation Hiba et l’Institut français, «le secteur de la création marocaine s’apprête à vivre un tournant majeur avec le lancement officiel du programme «Iqlaa», un dispositif ambitieux conçu pour propulser les entreprises locales actives dans les industries culturelles et créatives», annonce le magazine Challenge, selon lequel «cet élan s’inscrit pleinement dans le cadre d’un partenariat structurant avec l’Union européenne, qui en assure le financement principal afin d’encourager la vitalité artistique et économique du Royaume».

Cette initiative vise directement «à stimuler l’esprit d’entreprise auprès de la jeune génération, en s’adressant spécifiquement aux structures basées au Maroc et dirigées par des porteurs de projets âgés de 18 à 35 ans», signale le magazine. Pour la première édition de ce projet qui s’étalera sur trois promotions successives jusqu’à la fin de l’année 2029, le premier appel à candidatures reste ouvert jusqu’au 27 septembre. À l’issue de cette phase de sélection, «une vingtaine de jeunes entreprises auront le privilège d’intégrer la cohorte initiale et d’entrer dans un parcours de transformation étalé sur plusieurs mois».

Selon Challenge, «le spectre d’action de ce programme se distingue par sa grande transversalité, puisqu’il couvre aussi bien les secteurs traditionnels que les industries émergentes. Des domaines comme le jeu vidéo, la mode, la gastronomie, l’architecture ou l’artisanat voisinent avec le cinéma, l’édition, la musique, les arts de la scène, ainsi que les médias, la publicité et le tourisme culturel. Tous témoignent d’une volonté d’englober la création sous toutes ses formes pour en faire un véritable moteur de croissance durable»,

Le magazine affirme qu’«afin de garantir une montée en compétences solide et mesurée, le parcours a été pensé en trois temps forts articulés autour d’un accompagnement sur mesure et de soutiens financiers stratégiques». Et de préciser que «la première étape, dite d’intégration, s’étale sur deux mois et permet de poser un diagnostic clair des besoins de chaque projet. Elle se conclut par un rassemblement immersif de cinq jours en bootcamp pour confronter les idées et valider la feuille de route stratégique. C’est à la suite de cette étape d’ajustement que les participants peuvent prétendre à une bourse d’amorçage comprise entre 30.000 et 50.000 dirhams».

Par la suite, précise Challenge, «la phase de renforcement plonge les candidats, durant trois mois, dans des formations collectives et des séances de coaching individuel. L’accent est mis sur la consolidation des modèles économiques, la maîtrise de la propriété intellectuelle, le marketing digital ou la gestion comptable, indispensables pour préparer l’épreuve décisive des présentations devant un jury d’experts». Le magazine ajoute que, «pour les projets les plus prometteurs, la dernière étape nommée impulsion ouvre la voie, sur une période de cinq mois, à des opportunités d’accélération poussées vers l’exportation, l’investissement et la numérisation des contenus, appuyées par un mentorat créatif et financier personnalisé». Cette dernière étape sera conclue, signale l’hebdomadaire, «par une bourse de croissance pouvant atteindre 450.000 dirhams, ainsi que par un séjour d’immersion au cœur de l’écosystème culturel européen prévu à l’horizon 2027-2028».

Par La Rédaction
Le 30/08/2026 à 17h23