Hausse des prix des moutons: les explications des professionnels

Moutons. (Photo d'illustration) . DR

Revue de presseKiosque360. Sécheresse, guerre russo-ukrainienne, intermédiaires… autant de facteurs qui expliquent la hausse des prix des moutons du sacrifice à l’approche de Aïd El Adha. Cet article est une revue de presse de l’hebdomadaire La Vie Éco.

Le 03/07/2022 à 21h21

Les moutons du sacrifice, comme l’ensemble des produits alimentaires, ont connu une envolée des prix. A l’approche de Aïd El Adha, ces prix sont élevés, voire exorbitants dans certains lieux de vente, constate La Vie Éco dans sa livraison hebdomadaire. Une situation inédite, tant la loi de l’offre et de la demande prévient théoriquement toute augmentation de prix quand l’offre est abondante par rapport à la demande.

La faute à la guerre russo-ukrainienne qui n’a épargné aucun secteur. La faute aussi aux conditions climatiques par lesquelles est passé le Maroc ces deux dernières années, explique La Vie Éco. «La sécheresse qu’a connue le pays l’année précédente, exacerbée davantage en cette année, a mis les éleveurs dans une situation d’inconfort vis-à-vis de leur bétail», rappelle l’hebdomadaire.

Conscient des conséquences d’une telle conjoncture sur les prix, l’Etat a lancé un plan de sauvetage auprès des éleveurs en mobilisant une enveloppe budgétaire consacrée à la subvention de l’orge, produit essentiel à l’alimentation du bétail. En outre, les précipitations pluviométriques du printemps ont permis d’améliorer le parcours végétal et donc la nourriture du bétail.

Cité par l’hebdomadaire, le président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (Fiviar), M’hammed Karimine, explique que «cette situation a engendré une hausse remarquable du coût de la production, allant jusqu’à 30% par tête». En cause, la progression fulgurante des coûts des aliments destinés au bétail et importés de l’étranger dont notamment le maïs et l’orge dont le prix a plus que doublé durant cette année.

D’après La Vie Éco, cet alourdissement du coût de production n’a pas été répercuté entièrement sur le prix de vente sur le marché. D’autant que l’éleveur préfère comprimer sa marge plutôt que de faire subir des perturbations dans un marché qui était déjà assez instable. Preuve en est l’absence de changements significatifs dans les boucheries concernant les prix au kilogramme.

Comment expliquer alors la hausse des prix de vente des moutons du sacrifice à l’approche de Aïd El Adha ? Selon Rachid Benali, vice-président de la Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural (Comader), «ces hausses sont le fait uniquement des intermédiaires. Ces derniers, profitent de la situation globale d’augmentation des prix pour appliquer des marges faramineuses».

Par Khalil Rachdi
Le 03/07/2022 à 21h21