Comment améliorer la part du secteur du sport dans le PIB

Les Lions de l'Atlas et leur coach Walid Regragui. . DR

Revue de presseKiosque360. La belle prestation des Lions de l’Atlas en Coupe du monde et son impact sur l’image et sur l’économie du pays soulève la question de l’état des lieux du business du sport au Maroc. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 27/12/2022 à 21h36, mis à jour le 27/12/2022 à 22h39

«L’économie du sport: un gisement de croissance et d’emplois à mettre en valeur». C’est le titre d’un rapport publié par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), dont le quotidien Les Inspirations Eco reprend les principaux enseignements dans son édition du mercredi 28 décembre.

Les victoires des Lions de l’Atlas en Coupe du monde et la véritable bouffée d’oxygène qui s’en est suivie en termes d’image et de retombées économiques justifient largement un tel intérêt.

Partant du constat que la part du secteur du sport dans le PIB est estimée à 0,5%, le CESE affirme que le Maroc peut faire bien mieux. Cela passe par l’amélioration de la capacité des clubs, ligues et fédérations à générer davantage de recettes. Le CESE estime qu’il faut, pour cela, revoir le mode et le timing de répartition des subventions publiques, en vue de donner plus de visibilité aux fédérations, particulièrement celles de petites tailles, et d’instaurer des règles et critères d’octroi plus équitables.

Dans cette optique, indique le quotidien, il faudrait revoir, notamment, «les modalités de recouvrement par les autorités de tutelle de la part du FNDS (Fonds national de développement du sport) concernant les recettes publicitaires qui représentent une part importante des subventions à redistribuer». Le CESE préconise de libéraliser le marché des droits TV, tout en laissant la possibilité aux clubs de bénéficier, au moins partiellement, des droits de retransmission.

La stratégie de la billetterie est aussi à revoir pour «conquérir de nouveaux types de spectateurs», en travaillant sur de nouvelles gammes de produits pour des clients potentiels, «tel que le placement numéroté qui permet de proposer plusieurs services à diverses catégories de personnes pour un même événement», recommande le CESE.

Pour le Conseil, il est urgent de valoriser l’image des clubs sportifs pour générer plus de revenus, et ce à travers le développement des produits dérivés. Il est également préconisé de sensibiliser les clubs aux opportunités d’externalisation de la promotion, via des partenariats commerciaux (entreprises, agences de communication...). Axe important de ce volet: la valorisation de l’image de la «star sportive marocaine», élément majeur de l’écosystème du sport et point de départ d’une professionnalisation réussie.

Le CESE recommande, par ailleurs, la mise en place par les pouvoirs publics d’un programme d’appui et de financement des jeunes entrepreneurs dans le domaine du sport au Maroc, et ce dans tous les segments: équipements, distribution, accompagnement, gestion de terrains, événementiel, digitalisation...

Par Nabil Ouzzane
Le 27/12/2022 à 21h36, mis à jour le 27/12/2022 à 22h39