Baitas: les dettes et les litiges, les deux préalables à remplir avant toute relance de la Samir

«La fluctuation des prix, ces dix derniers mois, a démontré toute l’importance de la Samir dans le contexte énergétique national actuel» a affirmé le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas. . DR

Le 16/09/2022 à 15h41

VidéoLe gouvernement s’est dit conscient de «l’intérêt et de l’importance» de la raffinerie pétrolière la Samir, mais la réouverture devra impérativement passer par un débat «apaisé, serein, loin de toute surenchère».

«Le gouvernement accorde toute son importante aussi bien au rôle que joue la raffinerie la Samir qu’au règlement du problème de sa fermeture. Cependant, la solution nécessite un dialogue calme, serein loin de toute surenchère», a affirmé le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors de la conférence de presse à l’issue du Conseil de gouvernement de ce vendredi 16 septembre 2022.

Répondant à une question posée par Le360 sur la vive préoccupation exprimée par certains syndicats face au retard pris par l’exécutif pour rouvrir cette unité stratégique, le porte-parole a précisé que le marché des hydrocarbures n’a jamais été aussi volatil, a subi bien de déséquilibres et a créé de nouvelles donnes.

«Il n’y a plus de corrélation entre le prix du pétrole brut et celui des produits raffinés», a expliqué le porte-parole du gouvernement. «On se retrouve actuellement, face à l'équation portant sur la relation entre le prix du baril qui baisse et celui de la tonne de pétrole raffiné qui, elle, monte», a expliqué Mustapha Baitas. Selon ce dernier, la fluctuation des prix, ces dix derniers mois, a démontré toute l’importance de la Samir dans le contexte énergétique national.

«C’est vrai, a-t-il reconnu, qu’actuellement le stockage et le raffinage sont une priorité, mais pour le cas de la Samir, il y a deux équations qu’il faut absolument résoudre en priorité, celle de son endettement qui s’élève à 40 milliards de dirhams et celle de son sort qui est toujours entre les mains de la justice marocaine et l’arbitrage international».

«Le gouvernement est disposé à rouvrir dès demain cette raffinerie, mais au préalable, il faut dialoguer sereinement pour résoudre les deux équations de la dette et des litiges», a conclu le porte-parole du gouvernement.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Brahim Moussaaid
Le 16/09/2022 à 15h41