Au SIA Paris, le modèle des coopératives féminines marocaines fait sensation

L’impact économique et social des coopératives féminines marocaines est mis en lumière au Salon International de l’Agriculture de Paris, dont le Maroc est l’invité d’honneur.. AFP or licensors

Revue de presseL’impact économique et social des coopératives féminines marocaines est mis en lumière au Salon International de l’Agriculture de Paris, dont le Maroc est l’invité d’honneur. Le quotidien français Ouest-France, dont est tirée cette revue de presse, est allé à leur rencontre.

Le 24/02/2025 à 21h46

Les coopératives féminines marocaines jouent un rôle crucial dans l’économie du pays, en favorisant l’autonomisation des femmes rurales et en contribuant à la production agricole et agroalimentaire. Ces structures, exclusivement composées de femmes, se spécialisent dans la production de produits locaux tels que l’huile d’argan, les épices, les graines et divers dérivés agricoles. Leur impact économique et social est mis en avant lors du Salon International de l’Agriculture, où elles bénéficient d’une vitrine privilégiée, indique le quotidien Ouest-France.

Le Maroc, en tant que pays invité d’honneur du salon, consacre un espace de près de 500 m² à ces coopératives, illustrant leur importance dans le tissu économique national. Parmi elles, la coopérative Biobenzaf se distingue par son travail autour du caroubier, un arbre méditerranéen résistant à la sécheresse. Cette culture remplace progressivement les oliviers dans certaines régions du Maroc. En attente d’une certification bio, Biobenzaf cherche à se faire connaître des industriels de l’agroalimentaire pour promouvoir la farine de caroube, un substitut naturel au chocolat, lit-on.

De son côté, la coopérative Sanad, qui regroupe 68 agricultrices de la région de Béni Mellal-Khénifra, mise sur le développement de ses ventes en France. Installée en région parisienne, Sakina Majdi agit comme ambassadrice des produits de la coopérative fondée par sa sœur, qui exploite une superficie de dix hectares consacrée en grande partie à la culture du sésame. La coopérative produit également du couscous, ainsi que divers types de graines et d’épices, répondant à une demande croissante pour des produits naturels et authentiques, écrit Ouest-France.

Par ailleurs, Fatima Ait Chajua présente sa gamme d’huiles d’argan, utilisées tant en cosmétique qu’en alimentation. Son initiative regroupe une cinquantaine de femmes organisées en coopérative dans le but d’améliorer leur condition socio-économique. L’huile d’argan, considérée comme un produit phare du terroir marocain, bénéficie d’une reconnaissance internationale et constitue une source de revenus essentielle pour de nombreuses familles rurales.

D’après les chiffres officiels, le Maroc compte aujourd’hui plus de 3.000 coopératives féminines, impliquant près de 150.000 femmes. Ces structures participent activement à l’insertion socio-économique des femmes, en leur permettant d’accéder à une indépendance financière et en valorisant les savoir-faire traditionnels.

Les coopératives féminines représentent ainsi un levier de développement essentiel pour les zones rurales marocaines, où elles jouent un rôle majeur dans la lutte contre la pauvreté et le chômage féminin. Leur participation à des salons internationaux constitue une opportunité stratégique pour renforcer leur visibilité et accéder à de nouveaux marchés, assurant ainsi leur pérennité et leur expansion.

Par Lamia Elouali
Le 24/02/2025 à 21h46

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