Agence française de développement: un prêt de 150 millions d’euros accordé au Maroc pour la généralisation de l’AMO

Signature de deux conventions de financement pour un montant total de 200 millions de dirhams, entre l'AFD et le Maroc, le mardi 7 décembre à Rabat. . DR

Le Maroc et l’AFD ont signé ce mardi deux conventions de financement d’un montant global de 200 millions d’euros, dont 150 millions pour accompagner la généralisation de l’Assurance maladie obligatoire (AMO), et 50 millions en appui à la Budgétisation sensible au genre (BSG).

Le 07/12/2021 à 14h48

Les deux conventions de financement, d’un montant global de 200 millions d’euros (soit plus de 2 milliards de dirhams), ont été paraphées ce mardi 7 décembre 2021, au siège du ministère des Finances, par Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l’Economie et des Finances, en charge du budget, et Mihoud Mezouaghi, directeur de l’AFD, en présence d'Hélène Le Gal, ambassadrice de France au Maroc et de Khalid Aït Taleb, ministre de la Santé et de la protection sociale.

Le premier financement, d’un montant de 150 millions d’euros, a pour objectif d'accompagner le Maroc vers la généralisation de l’AMO et le renforcement de son système de santé. Il s'inscrit en soutien à la réforme de la protection sociale portée par la loi 09-21, et contribuera à la réduction des inégalités dans l'accès aux soins de santé, en accompagnant l'intégration de 22 millions de personnes supplémentaires dans le régime de l’AMO, visant ainsi à atteindre la couverture sanitaire universelle.

Ce financement soutiendra également le renforcement de l'offre de soins à l'échelon national et via des dispositifs spécifiques (parcours coordonné de soins, outils de e-santé) dans deux régions du Royaume. L’AFD précise qu’une subvention de 4 millions d'euros (environ 400 millions de dirhams) accompagne ce prêt, qui permettra de mobiliser «une expertise française reconnue» en soutien aux acteurs de la réforme, via Expertise France (agence publique française de coopération technique, membre du groupe AFD).

Quant au second financement, d’un montant de 50 millions d’euros, il a pour finalité la réduction des inégalités entre les femmes et les hommes, à travers l'institutionnalisation et l'opérationnalisation de la Budgétisation sensible au genre (BSG) dans le cadre de l'élaboration et de la mise en œuvre du budget de l'Etat.

Ce prêt s'inscrit dans la continuité d'un financement de 100 millions d'euros signé en 2019. La BSG vise à orienter les politiques et les budgets publics pour que ceux-ci bénéficient de façon égale aux citoyens et citoyennes et contribuent à la réduction des inégalités de genre. Cette démarche bénéficie de l'appui conjoint de l'AFD, de l'Union européenne et d'ONU Femmes.

Par Nisrine Zaoui
Le 07/12/2021 à 14h48