Yakin & Boaz Gallery a ouvert son nouvel espace, jeudi soir, sur le vernissage d'une tourbillonnante exposition d'Anuar Khalifi. Des oeuvres qui émerveillent autant qu'elles ébranlent par le choc qu'elles mettent en scène, celui de deux mondes qui s'affrontent, se bousculent, se repoussent, se mêlent dans la contrainte, dans le viol de l'innocence. Chute. Altérité. L'éveil au monde est une expérience d'une implacable cruauté.
"Dans un monde marqué par les extrémismes, la consommation, le matérialisme et la manipulation dont nous sommes les acteurs, j’essaie de créer à travers mon travail des œuvres abouties qui constituent un amalgame entre réalité et fiction. En déformant l’expérience du monde, j’essaye de construire dans mon esprit et probablement dans l’esprit de celui ou celle qui regarde mon travail une perception plus large ou une vision plus réelle", déclare l'artiste à propos de son travail. Un travail qui happe le regard par le pimpant des couleurs avant de s'en prendre aux âmes pour les bousculer. "Desoriente": une exposition où se perdre jusqu'au 31 mai.











