Prix Boutros Boutros-Ghali de la Paix: André Azoulay distingué l’année de son Jubilé

André Azoulay, conseiller du roi Mohammed VI. (PHOTO: MAP)

C’est à Bruxelles, le 26 juin prochain, que le prince Jean de Luxembourg et Miguel Moratinos remettront le Prix Boutros Boutros-Ghali de la Paix à André Azoulay, récompensé pour des décennies d’engagement au service du dialogue et de la tolérance.

Le 17/06/2026 à 20h54

Le Conseil du Forum de Crans Montana a annoncé mardi 16 juin la nomination d’André Azoulay au Prix Boutros Boutros-Ghali de la Paix. C’est à Bruxelles, le 26 juin 2026, que le prix sera officiellement remis au conseiller du roi Mohammed VI par le prince Jean de Luxembourg et Miguel Moratinos, haut représentant du secrétaire général des Nations unies et président de l’Alliance des civilisations, devant des personnalités belges, européennes et internationales et le corps diplomatique accrédité dans la capitale européenne.

L’annonce intervient dans un contexte que le communiqué du Prix Boutros Boutros-Ghali de la Paix décrit comme marqué par «de profonds bouleversements, la résurgence de la guerre et les fractures géopolitiques».

Le Forum a donc choisi de récompenser un homme qui rappelle que «la Paix n’est pas une fatalité heureuse, mais le fruit d’une nécessaire volonté, d’une vision agissante et d’un engagement permanent au service de la compréhension mutuelle».

«Un bâtisseur engagé de la Paix»

Le communiqué présente André Azoulay comme un «infatigable artisan du dialogue entre les peuples et bâtisseur engagé de la Paix». Son action, précise le texte, «dépasse largement les frontières de son pays pour rayonner dans une démarche universelle de dialogue, de tolérance et de rapprochement entre les nations».

Cette stature, André Azoulay l’a construite sur plusieurs décennies. Homme d’État et homme de culture, il participe aux discussions consacrées au dialogue des civilisations et au développement humain. «Son autorité morale, forgée par l’expérience et l’indépendance d’esprit, lui permet d’être entendu et respecté bien au-delà des cercles diplomatiques traditionnels», relève le communiqué.

Cette autorité repose sur une conviction portée «tout au long de sa vie», celle «que la diversité est la vraie richesse et non pas une menace». André Azoulay est devenu, selon le texte, «le messager respecté de cette vision royale qui a contribué à faire du Maroc un espace avéré de coexistence», où les héritages arabo-musulman, africain, amazigh, méditerranéen et judéo-marocain «offrent un exemple unique de pluralisme dynamique, générateur de progrès, de modernité et de développement».

C’est à Essaouira que cette vision s’est incarnée avec le plus de force. Le communiqué souligne le rôle «déterminant» joué par André Azoulay dans «la renaissance et le rayonnement international de la cité historique». Sous son impulsion, la ville «est devenue un symbole de dialogue interculturel, accueillant des initiatives et des rencontres qui marquent la réalité d’un vivre-ensemble harmonieux, fondé sur la reconnaissance mutuelle et la dignité de chacun».

Derrière Essaouira, il y a des décennies de festivals, de rencontres et de projets culturels qui ont fait de la ville atlantique une référence concrète de ce qu’André Azoulay défend depuis toujours. La cité est aujourd’hui indissociable de son nom.

Au nom de la mémoire et de la tolérance

Même logique pour la mémoire judéo-marocaine, qu’André Azoulay défend avec la même constance depuis des décennies. Son engagement «en faveur de la préservation de la mémoire judéo-marocaine et de la promotion des valeurs de tolérance est unanimement salué à travers le monde», note le communiqué.

Il rappelle sans relâche, précise le texte, «que l’identité d’une nation se renforce lorsqu’elle assume pleinement la pluralité de ses héritages». Le Forum lui reconnaît à ce titre «une contribution déterminante à la lutte contre les préjugés, les extrémismes et toutes les formes d’exclusion».

André Azoulay porte, d’après le communiqué, «au loin, dans le monde, le message de paix et de concorde que constitue l’héritage rayonnant de la dynastie royale du Maroc».

En décernant ce Prix, l’année de son Jubilé, à André Azoulay, le Forum de Crans Montana affirme qu’il adresse au monde «un message d’espérance: le dialogue demeure plus fort que l’affrontement, la connaissance de l’autre plus féconde que la peur, et la fidélité aux valeurs humanistes plus nécessaire que jamais».

Par Hajar Kharroubi
Le 17/06/2026 à 20h54