"La rencontre avec Mehdi Melhaoui s’est révélée être une évidence. Une compréhension naturelle s’est mutuellement imposée à nous et nous a permis de concevoir cette exposition monographique. Ayant grandi au Maroc, Mehdi Melhaoui a très tôt pris conscience du phénomène appelé chez nous "Harragas" à l’occasion de cette exposition démontrent sa capacité à aborder avec son nouveau public marocain, une problématique à laquelle nous sommes tous confrontés quotidiennement et qui nous touche profondément. Les sculptures de Mehdi Melhaoui mêlent avec poésie le voyage, l’espoir, le danger et l’inquiétude avec une rare maîtrise technique et artistique". Ainsi parle Anne Laurence Sowan, directrice de la Galerie Venise Cadre, de l'artiste qui y présentera ses oeuvres nouvelles à partir de jeudi 8 mai.
L'exposition, poétiquement intitulée "L'échappée du Temps", se poursuivra jusquau 5 juin et proposera une véritable réflexion sur l'espace qui trouve son dynamisme dans l'étreinte des techniques artistiques. Mehdi Melhaoui utilise, en effet, aussi bien la sculpture, la pratique de la collecte, l'installation ou la photographie pour proposer, dit-il, "des objets (...) entre affect et percept, tout en tenant une position de résistance, qui ont fait l’histoire de la Méditerranée". Des objets ou mises en scène qui déploient une histoire, une mémoire, celles de l'homme dans "L'échappée du Temps".




