Pédophilie à Khémisset: la Cour d’appel de Rabat confirme une lourde peine à l’encontre de deux prédateurs

Mohamed Elkho-Le360

Revue de presseLa Cour d’appel de Rabat a définitivement condamné deux jeunes gens à huit années de réclusion criminelle chacun, pour avoir utilisé des contenus pédo-pornographiques comme appâts afin de séduire des mineurs et se livrer à des viols pédophiles dans la région de Khémisset. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 15/06/2026 à 18h29

La Cour d’appel de Rabat a récemment confirmé le jugement rendu en première instance, condamnant deux jeunes individus à une peine de huit ans d’emprisonnement ferme chacun. Poursuivis pour avoir utilisé des films et séquences à caractère pédo-pornographique afin d’attirer des enfants et de les violer, à Khemisset, leur culpabilité a été définitivement établie par ce tribunal. Les faits remontent au 8 juin 2025, quand des éléments de la gendarmerie royale, en poste dans la commune d’Aït Iddine, ont interpellé les deux mis en cause, relaie Al Akhbar de ce mardi 16 juin. Leur arrestation faisait suite à des renseignements corroborant leur implication dans la corruption de mineurs et des viols, perpétrés après les avoir trompés d’une façon particulièrement grave.

Placés en garde à vue, les deux mis en cause ont ensuite été présentés au procureur général du Roi près cette Cour d’appel, qui a procédé à un interrogatoire préliminaire. Déférés par la suite devant le juge d’instruction, ils ont été placés en détention provisoire, puis poursuivis pour les chefs d’accusation d’«agression sexuelle sur mineur» et de «corruption de mineurs au moyen de manœuvres trompeuses», indique le quotidien.

Au cours de l’enquête, ajoute Al Akhbar, l’une des jeunes victimes de ces deux individus a livré un témoignage poignant, en décrivant de quelle manière sa vulnérabilité avait été exploitée par l’un des accusés qui l’avait piégé. Les plaintes se sont multipliées au fur et à mesure que les faits déterminés par les enquêteurs se faisaient plus précis. Le quotidien affirme que «certaines familles d’enfants victimes des deux pédophiles avaient initialement renoncé à porter plainte, par crainte d’un scandale et des séquelles psychologiques que celui-ci pourrait laisser sur leurs enfants».

Les faits qui ont valu cette condamnation à ces deux individus se sont d’abord ébruités «presque fortuitement dans un établissement scolaire» de la région, explique le quotidien, qui précise qu’«une enseignante, qui y avait surpris un élève en possession de liens vers des séquences pédo-pornographiques téléchargées depuis Internet, a alerté la direction de l’école», qui a «immédiatement informé la gendarmerie». Auditionné, révèle Al Akhbar, l’élève a expliqué qu’il faisait «partie d’un groupe WhatsApp réunissant des dizaines d’enfants et d’adultes, et dans lequel circulaient des vidéos pédo-pornographiques». Le quotidien écrit que l’enfant a témoigné du fait que ces contenus étaient utilisés par des personnes qui usaient de ce moyen pour attirer des enfants, afin de les violer.

«Grâce à une coordination efficace entre les gendarmes d’Aït Iddine et leurs homologues de Tiflet et Khemisset, l’enquête préliminaire a été bouclée en un temps record», ajoute Al Akhbar, indiquant que «l’identité des suspects, qui téléchargeaient des vidéos pornographiques pour les diffuser auprès d’élèves et d’enfants afin de les attirer et de les agresser sexuellement, a pu être établie». Les perquisitions qui ont été menées dans la foulée de l’arrestation des individus désormais condamnés ont permis de saisir plusieurs téléphones portables leur appartenant, ainsi que ceux d’autres membres de ce groupe sur WhatsApp, relaie le quotidien, précisant que l’expertise menée sur l’ensemble de ces appareils a par la suite permis de confondre l’ensemble des individus impliqués dans cette affaire particulièrement sordide.

Par Hassan Benadad
Le 15/06/2026 à 18h29