L’affaire Mohamed El Faid connaît un nouveau développement. Le procureur du Roi près le Tribunal de première instance de Benslimane a décidé, ce mercredi 4 novembre, de poursuivre le spécialiste en nutrition, connu pour ses interventions sur les réseaux sociaux, en état de liberté, apprend-on de source judiciaire.
La décision s’accompagne d’une mesure d’interdiction de quitter le territoire national. Les poursuites portent sur quatre chefs d’accusation: incitation à la haine, atteinte à la religion musulmane, diffamation à l’égard des femmes en raison de leur genre et incitation à commettre un crime.
La première audience est fixée au lundi 9 novembre devant la chambre correctionnelle près du tribunal de première instance de Benslimane. Mohamed El Faid avait été déféré devant le parquet par les éléments de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ), après avoir été entendu dans le cadre d’une enquête portant sur des déclarations qui lui sont attribuées, considérées comme portant atteinte à des institutions et des constantes religieuses.
L’affaire trouve son origine dans une série de déclarations et de publications de Mohamed El Fayed sur les réseaux sociaux, dans lesquelles il s’en est pris à certaines institutions religieuses, ainsi qu’à des courants et figures du champ religieux. Ses prises de position, jugées offensantes par ses détracteurs, ont suscité une vive polémique et provoqué des appels à des poursuites judiciaires. Plusieurs associations ont ensuite annoncé leur intention de saisir la justice, estimant que ces propos dépassaient les limites de la liberté d’expression.




