Une commission conjointe, composée de représentants de plusieurs services administratifs et établissements publics, s’est rendue lundi dernier dans un hôtel de la zone touristique d’Agadir, après la découverte de deux touristes morts dans leur chambre. Selon des sources, les employés de l’établissement ont découvert les corps avant d’alerter la direction. «Cette dernière a informé les services de police et les autorités locales, qui se sont rendus sur place», rapporte Al Akhbar dans son édition du jeudi 5 novembre.
Après les premières constatations, les dépouilles des deux touristes ont été transférées à la morgue du centre hospitalier universitaire, sur instruction du parquet, en vue d’une autopsie destinée à déterminer les causes des décès. Selon les mêmes sources, une forte mobilisation a été observée lundi dans l’hôtel, avec l’arrivée de différents services de sécurité chargés d’enquêter sur les circonstances de ces deux décès. Deux autres touristes ont, par ailleurs, été transportés en ambulance à l’hôpital dans un état grave pour y recevoir les soins nécessaires.
Cette situation a conduit les services de police à intensifier leurs recherches à l’intérieur de l’hôtel afin de déterminer les causes des décès et des malaises des deux autres touristes. Dans le cadre des investigations, une commission de dix membres s’est rendue sur place et a procédé à une inspection complète des dépendances de l’établissement. Des recherches approfondies ont également été menées dans la cuisine, dans la chambre où logeaient les deux victimes et sur le toit de l’hôtel, afin de relever des empreintes.
Parallèlement, les membres de la police scientifique et technique poursuivent leurs investigations depuis leur saisine. Ils recueillent l’ensemble des données et des éléments de preuve et procèdent à un examen complet de la chambre des victimes. «Dans l’attente des résultats de l’autopsie, qui détermineront les causes des décès, certaines informations évoquent l’hypothèse d’une intoxication, tandis que d’autres avancent celle d’une fuite de gaz», écrit Al Akhbar.



