Les cultures de cannabis au Maroc, une aubaine pour les puisatiers kurdes et syriens

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Revue de presseKiosque360. Avec l'annonce de la future légalisation du cannabis à usage thérapeutique, les agriculteurs multiplient les forages de puits pour irriguer leurs cultures, qui exige d'importantes quantités d’eau. Pour ce faire, ils ont eu recours à des Kurdes et des Syriens qui réalisent cette excavation dans des délais courts, à un prix abordable.

Le 14/04/2021 à 21h26

Dans le Nord du Maroc, le nombre de forage de nouveaux puits connaît une forte hausse dans les régions où l’on cultive le cannabis (en dehors de Ketama et de Ghmara). Les cultivateurs ont recours pour ce faire au savoir-faire de spécialistes syriens et kurdes.

Selon Assabah, dans son édition du jeudi 15 avril, des groupes de Syriens et de Kurdes sillonnent ces régions pour offrir leurs services à des prix incitatifs. A ce jour, près de 120 puits ont été creusés en moins de cinq jours, avec un prix à l’unité qui varie entre 12.000 et 20.000 dirhams, selon la profondeur de l’excavation.

Le quotidien Assabah indique aussi que ceux-ci réalisent ces travaux d’excavation dans des délais très courts et à des prix très abordables. Il faut aussi savoir que les producteurs de cannabis ont développé leurs cultures en important de nouveaux types de graines, qui certes, garantissent un meilleur rendement, mais nécessitent aussi d'importantes quantités d’eau.

C’est la raison pour laquelle ils utilisent des pompes à eau à haut débit, qui consomment beaucoup d’énergie électrique, qu’ils piratent, d'ailleurs, à la commune où ils se trouvent. Des sources indiquent qu'une nouvelle variété de cannabis importé, dite «Khardala», est la plus prisée, même si son prix vaut le double de la graine locale, car elle produit plus de quantité de haschisch. C’est ainsi qu’un hectare de cannabis planté avec cette graine donne 4 à 5 kilogrammes de résine de cannabis, alors qu’avec la plante normale, il n’en produit que 2 à 3 kilogrammes.

Assabah explique que ces nouvelles graines nécessitent de grosses quantités d’eau d’irrigation, ce qui pousse les cultivateurs à puiser dans l’eau des oueds. Une situation qui provoque fréquemment les protestations des habitants de la région, qui ne trouvent plus d’eau pour abreuver leurs troupeaux. C’est pour cela que les cultivateurs ont finalement eu recours au forage des puits, afin d'éviter les protestations des habitants, mais aussi, et surtout, pour se préparer à la prochaine étape de la légalisation du cannabis.

Par Hassan Benadad
Le 14/04/2021 à 21h26

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Il faut les expulser du Maroc, la guerre en Syrie à été causée justement par des puits clandestins qui ont asséché les nappes phréatiques, ce qui a causé un exode rural, une hausse des prix alimentaires, du chômage.. Il faut les expulser du Maroc, ils vont refaire la même erreur que dans leurs pays !!! Le Maroc c'est pas un moulin à vent, où tout le monde peut entrer et se servir comme ils veulent ! Pareil pour les subsahariens qui font venir au Maroc toutes leurs tribus, amis, familles,à Casablanca ça devient insupportable! En France la police n'osent même plus entrer dans les quartiers perdus de la république, l'armée française à parler de future guerre civile et raciales!!! Le Maroc ne doit pas obéir aux ordres des pseudos organisations internationales qui veulent nous détruire!!!

Bonjour, c'est la ruée vers le cannabis, le pire est à venir le ministère ou bien l'organisme concerné doit intervenir pour mettre de l'ordre.

Il faut utiliser des panneaux solaires pour l'électricité, c'est bien moins cher. Et pour l'eau, il faut des eaux usées traités, pour éviter des problèmes

Il faut savoir que pour faire un puits , il faut une autorisation . À 20.000 Dhs , ce sont des petits forages de 80/100 mètres avec un diamètre de 30 cm . Cela marche maintenant mais très vite la nappe superficielle va s’assécher d’ici juillet vu le nombre important de forages Les cultivateurs qui utilisent la semence dite khardala ne seront pas éligibles à bénéficier à la légalisation car leur cannabis ne contient pas de CBD qui est la molécule recherchée par l’industrie pharmaceutique.

Si le cannabis legal s'installe aussi, toute l'eau des zones concernées ne suffira pas avec en plus des coupures d'électricité suite aux branchements clandestins aux lignes électriques. La cata...

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