La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a publié ce jeudi un communiqué détaillant l’état de santé de Naâma Asfari, détenu dans le cadre des événements de Gdeim Izik et incarcéré à la prison centrale de Kénitra. Ce texte répond «aux allégations contenues dans des publications et communiqués émanant de parties hostiles à l’unité territoriale du Royaume».
La DGAPR annonce ainsi que «depuis l’annonce par le détenu de son entrée en grève de la faim, il a été soumis au protocole spécifique de prise en charge des détenus grévistes de la faim». C’est ainsi que «ses constantes vitales ont été relevées régulièrement par le médecin de l’établissement jusqu’au 13 juillet 2026, date à partir de laquelle il a refusé la prise de ces constantes. Il a par ailleurs pris, tout au long de la période de grève de la faim, certains fortifiants (B6-B1-B12). Il bénéficie en outre d’un suivi médical à l’intérieur comme à l’extérieur de l’établissement».
Le 15 juillet 2026, il a été transféré vers l’hôpital extérieur où des analyses ont été effectuées, révélant une carence en potassium. Il a alors reçu, de la part de l’administration de l’établissement, une perfusion de sérum accompagnée d’un apport en potassium, fait-on savoir.
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Le 21 juillet 2026, le détenu a refusé de sortir vers l’hôpital extérieur pour y être soumis à un suivi médical. «Toutefois, le 22 juillet 2026, il a accepté d’être conduit à l’hôpital, se déplaçant normalement à pied. Certains examens médicaux lui ont été pratiqués (électrocardiogramme, radiographie thoracique, analyses médicales), révélant une carence en potassium, qui lui a été administré par voie de sérum. Il a également reçu à nouveau un apport en potassium. Le médecin traitant à l’hôpital a confirmé que ses constantes vitales étaient stables et a décidé de son retour à l’établissement pénitentiaire», précise le communiqué.
La DGAPR note, par ailleurs, que la décision d’entamer une grève de la faim relève d’un choix individuel du détenu. «Conformément au protocole relatif à la prise en charge des détenus grévistes de la faim, l’administration de l’établissement pénitentiaire où il se trouve essaye de le convaincre de renoncer à cette décision, dans l’intérêt de sa santé, sans toutefois disposer du pouvoir de l’en empêcher. Le détenu gréviste de la faim doit assumer l’entière responsabilité des conséquences pouvant découler de sa grève. Il a par ailleurs reçu la visite du substitut du procureur général et du Conseil national des droits de l’Homme, conformément au protocole précité», détaille-t-on.
Quant à la décision de lui interdire l’usage du téléphone fixe de l’établissement, elle découle de l’utilisation, par le détenu, de ses communications téléphoniques avec son épouse pour propager un ensemble de mensonges exploités par des parties hostiles au Royaume.
Comme la Délégation générale l’avait déjà souligné dans son communiqué du 14 juillet, les revendications formulées par le détenu en question ne reposent sur aucun fondement juridique, étant précisé qu’il bénéficie de tous les droits prévus par la loi, conclut la DGAPR.




