Les investigations menées par les éléments de la Brigade nationale des douanes les ont conduits à la découverte d’un réseau criminel qui exploite des jeunes à travers des pratiques de prête-noms et de sociétés écrans afin d’échapper aux taxes douanières.Le mode opératoire de ce réseau criminel consiste à recruter de jeunes, généralement à la recherche d’un emploi, avant de les convaincre de créer des sociétés spécialisées dans les opérations d’import-export.
«Ces sociétés sont ensuite utilisées pour importer des marchandises de l’étranger au profit des membres du réseau, qui n’apparaissaient pas dans les circuits douaniers et autres», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 16 juillet. D’après les sources du quotidien, les services compétents de la Douane auraient identifié des sociétés ayant effectué des opérations d’importation dans le cadre du système sous accord provisoire, sans s’acquitter des droits et taxes. Ce qui les a poussé à passer au peigne fin les registres de ces sociétés, pour découvrir qu’elles n’avaient effectué que quelques opérations commerciales avant de disparaître des radars administratifs et commerciaux.
Ces sociétés, poursuit le quotidien, auraient importé des matières premières ou des biens destinés à être transformés puis réexportés, en bénéficiant d’une suspension de taxes. Les investigations de la Douane, indiquent les mêmes sources, auraient révélé que ces sociétés sont enregistrées au nom de jeunes recrutés par les membres du réseau.
Une fois les opérations d’importation effectuées, font remarquer les mêmes sources, les jeunes manipulés dans ce cadre restent livrés à leur sort. Ils se retrouvent à la tête de sociétés sans activité et demeurent exposés à des risques juridiques et financiers, puisqu’ils ne procèdent pas à la fermeture de leurs sociétés en respectant la procédure de déclaration de faillite, laquelle nécessite l’intervention du tribunal de commerce compétent et la fourniture de documents justificatifs.
Les enquêtes de la Douane, ajoutent les mêmes sources, se poursuivent en vue d’identifier les véritables escrocs auteurs de ces fraudes fiscales et douanières.




