Immigration clandestine: un conseiller communal sous le coup d’une enquête

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Revue de presseUn conseiller communal soupçonné d’être impliqué dans l’opération d’immigration clandestine avortée récemment par la marine royale près de la côte de Belyounech. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Akhbar.

Le 18/07/2023 à 18h54

Les vidéos de l’opération qui ont circulé sur les réseaux sociaux ont fait sensation. Des équipes de la marine royale ont dû intervenir, il y a quelques jours, sur les côtes nord du royaume afin de mettre en échec une opération d’immigration clandestine vers Sebta, impliquant plusieurs jet-skis.

Dans son édition du mercredi 19 juillet, Al Akhbar nous apprend que cette affaire pourrait faire tomber un conseiller communal exerçant dans la province de Chefchaouen. En effet, il est soupçonné d’avoir joué un rôle d’intermédiaire dans l’opération avortée. Le quotidien souligne d’ailleurs que les services de la gendarmerie royale de Fnideq et Tétouan, en coordination avec le parquet, ont récemment entendu le conseiller en question, dans le cadre de l’enquête sur cette affaire. 

L’individu occupe, selon Al Akhbar, le poste de 3e vice-président de l’une des communes de la région.D’après les sources du journal, l’opération menée par la marine royale a ciblé des jet-skis qui avaient démarré depuis les plages de Sebta pour venir récupérer des candidats à l’immigration clandestine sur la côte de Belyounech, dans la province de Fnideq-M’diq. 

Deux engins ont été saisis dans cette opération, tandis que plusieurs candidats à l’immigration ont été interpellés. Ils sont actuellement soumis à une enquête judiciaire, avant leur comparution devant la justice. Les mêmes sources affirment à Al Akhbar que les services de sécurité marocains avaient renforcé, ces derniers temps, le contrôle sur les côtes nord du pays, afin de mettre en échec les tentatives des réseaux spécialisés dans l’immigration clandestines et autres activités criminelles. 

Plusieurs courses-poursuites ont d’ailleurs eu lieu en pleine mer pour appréhender des jet-skis qui tentaient de récupérer des candidats à l’immigration clandestine depuis ces côtes. Le journal précise que ces tentatives ont tendance à se multiplier en raison des prix de plus en plus élevés que sont prêts à payer certains candidats pour tenter la traversée vers les côtés sud de l’Espagne, ou vers Sebta. En tout, le quotidien parle d’un montant de 60.000 dirhams par personne, sachant qu’un jet-ski est généralement utilisé pour transporter deux personnes, ce qui revient à un total de 120.000 dirhams le passeur.

Par Fayza Senhaji
Le 18/07/2023 à 18h54