Gestion des déchets à Casablanca: la ville attribue trois zones majeures sur quatre

Lors d'une session ordinaire du conseil communal de la ville de Casablanca, présidé par la maire Nabila Rmili

Lors d'une session ordinaire du conseil communal de la ville de Casablanca, présidé par la maire Nabila Rmili

Revue de presseLe Conseil de la ville de Casablanca a désigné les entreprises Arma et SOS pour la gestion de la propreté urbaine de trois secteurs géographiques de la métropole, tandis que l’attribution de la troisième zone reste bloquée en raison d’offres financières jugées insuffisantes. Ce nouveau marché, marqué par l’exclusion d’Averda et du consortium chinois JSYH, impose un cahier des charges plus strict en matière d’équipements et de contrôle, portant le budget annuel au-delà des prévisions initiales de 1,3 milliard de dirhams. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Al Ahdath Al Maghribia.

Le 15/06/2026 à 19h21

Le Conseil de la ville de Casablanca a quasiment finalisé les résultats de l’appel d’offres relatif à la gestion déléguée du secteur de la propreté urbaine dans la capitale économique. «Les entreprises attributaires ont été désignées pour trois des quatre zones géographiques définies, tandis que la situation de la troisième zone demeure en suspens», écrit le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans son édition du mardi 16 juin.

Le groupe Arma s’est imposé de manière flagrante dans la compétition en remportant les contrats des zones 1 et 2. La première zone comprend les arrondissements d’Anfa, d’El Fida et de Mers Sultan. Ce lot constituait l’enjeu principal de l’appel d’offres lancé par la commune de Casablanca, représentant à lui seul 35% du budget global alloué à la propreté de la métropole, avec une enveloppe financière atteignant 41 milliards de centimes. La même entreprise a également décroché la deuxième zone, qui regroupe les arrondissements d’Aïn Chock et de Hay Hassani pour un montant de 29 milliards de centimes, renforçant ainsi sa présence sectorielle au sein de la métropole.

Concernant la quatrième zone, qui englobe les arrondissements d’Aïn Sebaâ, de Hay Mohammadi, de Sidi Bernoussi et de Sidi Moumen, le marché a été attribué à la société SOS pour un montant de 29 milliards de centimes. «Cette entreprise sera chargée d’assurer la collecte des déchets et le nettoiement des voies et espaces publics dans ces quartiers caractérisés par une forte densité démographique», souligne Al Ahdath Al Maghribia.

À l’inverse, la commission d’évaluation des offres n’a pas pu trancher concernant la troisième zone, qui réunit les arrondissements de Sidi Othmane, Moulay Rachid, Ben M’sik et Sbata, pour une valeur estimée à 23 milliards de centimes. L’ouverture des plis a révélé une situation complexe liée aux offres financières. Les propositions de coûts soumises par les entreprises concurrentes se sont révélées incompatibles avec les exigences et les obligations contenues dans le cahier des charges, ce qui a empêché l’attribution du marché à l’un des soumissionnaires dans cette zone.

La valeur globale de ce contrat dépasse les prévisions initiales. «Alors que les ambitions de la commune visaient à réduire le coût annuel à un niveau compris entre 1,2 et 1,3 milliard de dirhams par rapport au contrat de la période précédente allant de 2019 à 2026, les offres actuelles ont franchi le plafond de 1,3 milliard de dirhams pour la période contractuelle s’étendant de 2026 à 2033», souligne Al Ahdath Al Maghribia. Cette augmentation notable du coût financier des offres est directement attribuée aux nouvelles dispositions introduites dans le cahier des charges élaboré par la commune de Casablanca. Ce dernier impose en effet des engagements supplémentaires substantiels par rapport aux accords précédents, qu’il s’agisse des ressources humaines à mobiliser, du nombre d’engins et d’équipements logistiques requis ou encore des critères de qualité, de contrôle et de suivi des prestations.

Le nouveau cahier des charges stipule notamment le renforcement du parc de véhicules, des camions et des équipements dédiés à la collecte des déchets, l’accélération du rythme du balayage manuel et mécanique, ainsi que l’amélioration globale du niveau de propreté sur les axes routiers principaux, dans les marchés publics et au sein des zones résidentielles à forte densité de population.

La liste des principaux concurrents en lice comprenait les entreprises Arma, Mecomar, SOS NDD et Averda, aux côtés du groupe chinois JSYH. La phase de présélection a entraîné l’élimination de plusieurs candidats majeurs. L’entreprise Averda a été écartée dès l’étape administrative pour non-respect des conditions obligatoires du cahier des charges, précisément en ce qui concerne la présentation des états financiers requis pour les exercices 2024 et 2025. Par ailleurs, le consortium chinois JSYH a été disqualifié à une étape ultérieure, à l’issue de l’évaluation technique.

Par La Rédaction
Le 15/06/2026 à 19h21