Fès: le bilan de l’effondrement de l’immeuble d’Aïn Nokbi grimpe à 15 morts

Les opérations de sauvetage menées dans le cadre de l'effondrement d'un immeuble à Aïn Nokbi, à Fès. (Y.Jaoual/Le360)

Le bilan quasi définitif de l’effondrement d’un immeuble résidentiel dans le quartier d’Aïn Nokbi à Fès s’est alourdi à 15 morts et 5 blessés. Les équipes de la Protection civile ont extrait 13 corps des décombres, tandis que deux autres victimes ont succombé à leurs blessures peu après leur admission aux urgences du CHU Hassan II, selon une source médicale informée.

Le 22/05/2026 à 11h32

Selon les dernières informations disponibles au matin du vendredi 22 mai, les cinq blessés se trouvent dans un état stable et reçoivent les soins nécessaires à l’hôpital. Parmi eux figure une personne qui ne résidait pas dans le bâtiment effondré, mais se trouvait à proximité au moment du sinistre.

Les équipes de la Protection civile ont annoncé la fin des opérations de ratissage et de recherche sous les décombres, après s’être assurées de l’absence de toute autre victime. Ces opérations auront mobilisé les secours pendant de longues heures d’intervention sur le terrain.

La catastrophe a déclenché une mobilisation générale des services de la Protection civile, des autorités locales et des forces de sécurité. Les opérations de recherche et de déblaiement se sont poursuivies jusque tard dans la nuit, dans des conditions difficiles, aggravées par les risques d’effondrement de deux bâtiments voisins présentant des fissures apparentes, qui ont dû être évacués par précaution.

Parallèlement, le parquet compétent a ouvert une enquête judiciaire pour déterminer les causes et les circonstances du drame, ainsi qu’établir les responsabilités. Le procureur général du Roi a confirmé que les investigations étaient toujours en cours, avertissant que les autorités judiciaires traiteraient avec la plus grande rigueur toute personne dont la responsabilité ou la négligence serait établie, dans le strict respect de la loi et en vue de protéger la sécurité des citoyens.

L’incident a également suscité de vives réactions dans les milieux des droits de l’Homme et de la classe politique. Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a appelé à l’ouverture d’une enquête transparente dont les conclusions seraient rendues publiques, en liant clairement responsabilité et reddition des comptes. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité d’activer les dispositions du code de l’urbanisme et de renforcer le contrôle des bâtiments menaçant ruine.

Le drame a frappé ce quartier populaire aux premières heures du jeudi 21 mai 2026, vers trois heures et demie du matin, lorsque l’immeuble s’est brusquement écroulé. Le bâtiment comptait onze appartements, dont huit étaient occupés par des familles. L’effondrement a été accompagné d’un fracas violent qui a ébranlé tout le voisinage.

Des témoins oculaires ont décrit un bâtiment composé d’un sous-sol, de quatre étages et d’un appartement sur le toit. Ils ont également signalé que de nombreuses habitations voisines dans le quartier d’Aïn Nokbi se trouvaient dans un état de vétusté préoccupant, appelant à une intervention urgente pour reloger les familles menacées et éviter que de tels drames ne se reproduisent.

Par Youssra Jaoual
Le 22/05/2026 à 11h32