Adopté par la Chambre des conseillers à la majorité (30 voix pour, une abstention), le texte a suscité un visible soulagement chez le ministre de l’Emploi, Younes Sekkouri, qui a salué l’adhésion du Parlement dans une déclaration à Le360. «C’est une mesure très importante après plus de 30 ans où l’État ne soutenait que les diplômés», a-t-il affirmé.
Le ministre a rappelé que le marché du travail compte «un million de non-diplômés qui se trouvent peut-être dans des situations de chômage», et que le programme permettra de les accompagner, en complément de la formation par apprentissage et d’autres dispositifs existants. Il a confié à l’ANAPEC une mission claire: s’assurer que les employeurs qui recrutent ces profils soient soutenus pour les fidéliser.
Younes Sekkouri a également insisté sur les garde-fous introduits par la loi, pour éviter que le dispositif ne soit détourné. Certaines entreprises ont par le passé eu recours à des contrats de stage en lieu et place d’embauches réelles.
Le ministre a par ailleurs mis en avant la forte demande exprimée par plusieurs secteurs: agriculture, BTP, équipement, transport et restauration. Ce dernier secteur emploie à lui seul près d’un million de personnes qui ne bénéficiaient jusqu’ici d’aucun dispositif d’aide à l’emploi et n’avaient aucun lien avec l’ANAPEC. «C’est pour cette raison que ces personnes ont désormais été intégrées dans cette loi», a-t-il conclu.




