Casablanca: des fermes agricoles transformées en usines de production de sacs en plastique

Des machines dans une usine de production de sacs en plastique.

Des machines dans une usine de production de sacs en plastique.

Revue de presseLes autorités de la région de Casablanca mènent une véritable guerre contre les usines clandestines de fabrication de sacs en plastique. Récemment, plusieurs saisies ont été opérées dans des fermes censées abriter des activités agricoles. Cette revue de presse est tirée d’un article d’Assabah.

Le 19/09/2024 à 21h19

Les autorités de la région de Casablanca-Settat ont déclaré la guerre aux usines clandestines de production de sacs en plastique. Et les efforts déployés sur le terrain donnent parfois lieu à de véritables surprises, comme l’implication de certains élus dans cette activité illicite.

C’est ce que rapporte Assabah dans son édition du vendredi 20 septembre, expliquant que des descentes opérées par les éléments de la préfecture de Casablanca-Settat, en collaboration avec les services de la douane et ceux de la gendarmerie royale dans des fermes agricoles, ont permis de découvrir des usines clandestines. Des élus seraient impliqués.

La même source ajoute qu’une vaste opération a récemment été lancée, après l’élaboration par des auxiliaires d’autorité de rapports sur des fermes suspectes. Entourées de murs qui cachent l’activité qui s’y déploie, ces fermes cachent en fait un tout autre trafic.

A Sidi Hejjaj par exemple, Assabah rapporte que pas moins de trois usines clandestines de fabrication de sacs en plastique ont été découvertes en fin de semaine dernière. Sur place, plus de 2,5 tonnes de produits prohibés ont été saisies, en plus d’une vingtaine de machines utilisées dans la fabrication des sacs.

D’après les révélations obtenues par le quotidien, les sacs en plastiques produits dans ces usines étaient écoulés dans des souks hebdomadaires, sous la «protection» suspecte de certaines parties locales. Le journal ajoute qu’il est aujourd’hui quasiment impossible d’écouler ces sacs auprès de vendeurs en gros, ces derniers faisant l’objet d’une étroite surveillance. D’ailleurs, des commissions mixtes impliquant des représentants de différents organes ont été mises en place afin de lutter contre le commerce en gros de sacs en plastique.

Assabah nous apprend également que la direction centrale a donné des instructions très strictes aux auxiliaires d’autorité afin de lutter contre la prolifération de ces usines. Toute complicité avec un producteur donnera lieu à de graves sanctions.

Cette mise en garde intervient après la découverte récente de chantiers de constructions anarchiques transformés en foyers de production de sacs en plastique. Les gestionnaires de ces activités profitent également de branchements d’électricité «sauvage» pour alimenter leurs machines.

Par ailleurs, Assabah ajoute que les services de la gendarmerie ont également ouvert une enquête sur l’origine de ces machines et sur les réseaux qui les mettent à disposition des usines.

Par Fayza Senhaji
Le 19/09/2024 à 21h19

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Quelle hypocrisie généralisée : En faisant mes courses et mes achats au cœur de Casablanca, que ce soit à Bourgogne, Maarif ou Derb Ghalef, il est évident que tous les marchands et commerçants utilisent des sacs en plastique sans aucune discrétion. Les marchands ambulants, qui ne devraient même plus circuler sans autorisation, en possèdent également en grande quantité. Il est donc légitime de se poser les trois questions suivantes : • Sommes-nous réellement convaincus de l’importance de cette problématique ? Avons-nous suffisamment sensibilisé ceux qui ne comprennent pas encore ? • Les mécanismes de transition ont-ils été adéquats pour accompagner toute la filière plastique, en termes d’opportunités de conversion et de moyens financiers ? • Le système de contrôle est-il suffisamment

Ce n'est pas étonnant, tout ce qui est tordu, c'est sûr qu'il y a derrière, une grosse légume , un élu, un responsable..... C'est dommage, n'est-ce pas ??

Pour fabriquer des matières plastiques (ou tout autre chose), on a besoin de locaux, d'employés, de machines, de savoir faire et de matières premières. Or, s'il est difficile de surveiller les locaux, les employés ou le savoir faire, les machines et les matières premières, lorsqu'elles sont importées, sont normalement faciles à maîtriser puisque les autorités et services de contrôle aux frontières ont tous les moyens pour cela. Lorsqu'elles sont produites ou fabriquées localement, l'identification des fabricants est aisée et les procédures pour maîtriser les flux peuvent être mises en place facilement. Les sacs en plastique ne viennent pas de la génération spontanée mais d'activités artisanales ou industrielles qui ne sont invisibles que pour les aveugles. Le problème est donc ailleurs.

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