Terrorisme. Le niveau de la menace se stabilise au Maroc grâce à une approche préventive (Rapport)

Siège du BCIJ à Rabat. . AFP

Le niveau de la menace liée aux crimes terroristes a eu tendance à se stabiliser au cours des deux dernières années, révèle le deuxième rapport annuel de la présidence du Ministère public sur l'exécution de la politique pénale.

Le 30/06/2019 à 08h33

D'après le document, 337 individus ont été déférés en 2018 devant le Parquet général près la Cour d'appel de Rabat, pour leur implication présumée dans des actes terroristes, contre 358 durant l'année précédente.

Quelque 66% des affaires ont donné lieu à un procès, alors que dans 14% des cas, la procédure n'a pas abouti à un procès, souligne le rapport, relevant que même dans les affaires de cette ampleur, le recours à la justice se fait dans le respect de critères objectifs.

Par catégories des actes terroristes commis en 2018, dont les auteurs ont été présentés à la justice, les crimes d'apologie et d'incitation au terrorisme viennent en tête, avec 107 procédures judiciaires. Viennent ensuite les crimes liés à la violence extrême, à la confection et la possession d'armes (19 procès), au financement d'actes terroristes (18) et à l'adhésion à des groupes terroristes (13).

Le Maroc, bien qu'il ait fait l'objet de menaces terroristes à l'instar des autres pays, a réussi à mettre en échec, précocement, la majorité des plans terroristes visant à porter gravement préjudice à l'ordre public, en procédant au démantèlement de nombreuses cellules terroristes.

Une telle performance a été rendue possible grâce à l'approche préventive adoptée par les différents services, particulièrement le Bureau central des investigations judiciaires, la Brigade nationale de la police judiciaire et la Gendarmerie royale, explique-t-on.

Sur le même registre, la présidence du Ministère public a affirmé sa détermination à participer aux activités, colloques et ateliers consacrés à la lutte anti-terroriste, aussi bien au Maroc qu'à l'étranger, afin d'être en phase avec les mutations à l'international, de promouvoir la coopération internationale et de renforcer les capacités de ses magistrats.

D'après le rapport, le Parquet général près la Cour d'appel de Rabat est devenu un membre actif de "l'accord quadripartite" regroupant trous les parquets européens spécialisés dans les affaires de terrorisme, en France, en Espagne et en Belgique.

Il s'agit, selon la même source, d'un cadre favorable pour l'échange d'expertises et d'informations et pour l'examen des moyens de promouvoir l'efficacité des actions des parquets généraux.

Le 30/06/2019 à 08h33