Sebta-Melillia: retrait de titres de séjour pour des acteurs politiques pro-marocains

Des policiers espgnols contrôlent un important groupe de migrants massés devant l’entrée du centre d’accueil de Loma del Colmenar, à Sebta, dans l’attente de pouvoir y être admis, le 1er septembre 2026. (Photo : Antonio Sempere / AFP). AFP or licensors

Revue de presseLes autorités compétentes espagnoles surveillent et traquent les acteurs politiques favorables à la marocanité des deux présides occupés. Les sanctions encourues vont jusqu’au retrait des cartes de séjour, rapporte le quotidien Assabah, dont est tirée cette revue de presse.

Le 09/09/2026 à 20h35

Les services de renseignement espagnols traquent des acteurs politiques marocains dans les deux présides occupés de Sebta et Melillia, en raison de leur position en faveur de la marocanité des deux villes. «Des mesures de pression et de répression ont été jusqu’à entraîner le retrait de la carte de séjour dans certains cas», rapporte le quotidien Assabah dans son édition du jeudi 10 septembre.

Dans des déclarations au quotidien, «des acteurs visés par ces mesures répressives ont indiqué qu’il s’agissait d’une revanche politique qui cible les voix qui refusent l’occupation espagnole des deux villes et revendiquent leur marocanité». Ces développements, poursuit la même source, interviennent dans une conjoncture sensible marquée par les débats sur le sort des deux villes et leurs liens historiques, politiques, économiques et sociaux avec le Maroc.

D’après les sources du quotidien, «des acteurs marocains qui détenaient leur carte de séjour depuis des années ont été soumis à des contrôles inopinés par les autorités espagnoles». Ces vérifications se sont soldées par «le retrait des documents en question, alors que rien ne laissait présager une telle mesure», expliquent les mêmes sources.

Ce qui a remis sur le devant de la scène politique et médiatique la problématique des frontières entre les mesures administratives routinières et celles dictées par des intentions politiques, en particulier lorsqu’elles concernent des acteurs marocains liés aux deux villes et dont les positions politiques s’opposent au narratif espagnol, écrit le quotidien.

Dans ce sillage, un Marocain natif de Melilla a déclaré au quotidien qu’«il détenait une carte de séjour qu’il renouvelait depuis des années. Il refuse de demander la nationalité espagnole, même si toutes les conditions administratives exigées sont remplies», soulignant que «cette position politique découle de son attachement à la marocanité des deux villes». Et de préciser que la question de la nationalité et de ses avantages ne l’avait pas motivé à la demander, avant d’être surpris dernièrement par le retrait de sa carte de séjour. Pour lui, la question des deux villes marocaines est plus importante qu’une carte espagnole».

Par La Rédaction
Le 09/09/2026 à 20h35