Un vent de mécontentement, teinté d’exaspération, souffle sur les foyers et les associations de parents d’élèves, à l’heure où s’ouvre la nouvelle saison scolaire. En cause: l’exigence, émanant de plusieurs écoles privées, d’acquérir des fournitures estampillées de noms commerciaux précis, réduisant d’emblée le choix des familles à un catalogue imposé.
«Dans la capitale économique, la polémique a pris une ampleur particulière après que certains établissements ont assorti leurs listes de conditions d’une rigueur inédite», rapporte Al Akhbar de ce jeudi 10 septembre. Crayons de couleur, feuilles à colorier, classeurs aux formats et aux reliures spécifiés, autant d’articles qu’il faut désormais se procurer sous une marque unique, sous peine de voir l’élève en défaut. Une contrainte que les parents jugent d’autant moins justifiable que les librairies et les grandes surfaces regorgent d’alternatives de qualité équivalente, à des prix sensiblement plus accessibles.
Au-delà du surcoût, c’est le principe même de ces prescriptions qui suscite l’ire des familles. Beaucoup dénoncent des listes encombrées de matériels au caractère superflu, voire de normes si techniques que les articles concernés finissent, bien souvent, au fond des cartables, inutilisés tout au long de l’année. «De ce fait, ils réclament aux autorités locales des contrôles plus rigoureux et une plus grande souplesse de la part des directions d’écoles», écrit Al Akhbar.
Les parents plaident pour que les listes se limitent désormais à l’essentiel, en phase avec les besoins réels de la classe. Ils appellent enfin à une considération sincère du pouvoir d’achat des ménages et au respect de la liberté de choix des consommateurs sur le marché national, un droit fondamental que ces pratiques, selon eux, bafouent sans scrupule.



