Reconnaissance par Israël de la marocanité du Sahara: la première réaction des États-Unis

Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, et le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors du Sommet du Néguev, le 28 mars 2022 en Israël.
Le secrétaire d'Etat américain, Antony Blinken, et le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, lors du Sommet du Néguev, le 28 mars 2022 en Israël. . JACQUELYN MARTIN / AFP
Le 19/07/2023 à 10h19

VidéoRépondant, le mardi 18 juillet lors d’un point de presse à Washington, à une question sur le récent soutien de l’État d’Israël à la marocanité du Sahara, Matthew Miller, porte-parole du Département d’État américain a réaffirmé que les États-Unis ont (déjà) franchi le pas en décembre 2020 et que, depuis, «il n’y a pas de changement». Définitivement.

Le Département d’État américain persiste et signe. L’appui de Washington à la souveraineté du Maroc sur le Sahara atlantique est irrévocable et ne peut souffrir aucune ambivalence ou marche arrière. C’est ce qu’a souligné Matthew Miller, porte-parole du ministère US des Affaires étrangères. À la demande d’un commentaire au sujet de la récente reconnaissance par Israël de la marocainité du Sahara, le responsable américain s’est voulu ferme.

«Il n’y a pas de commentaire à faire, si ce n’est que les États-Unis ont franchi ce pas en décembre 2020 (déjà, NDLR) et que depuis, il n’y a pas eu de changement. En même temps, nous soutenons pleinement les efforts menés par l’Envoyé personnel du secrétaire général l’ONU pour parvenir à une solution durable et digne au Sahara occidental», a-t-il tranché.

Matthew Miller s’exprimait en réponse à la question d’un journaliste, mardi 18 juillet à Washington. C’était au cours d’un point de presse tenu en marge de la rencontre, le même jour, entre le président américain Joe Biden et son homologue israélien Isaac Herzog, soit au lendemain de l’annonce officielle de la reconnaissance par Israël de la pleine souveraineté du Maroc sur ses provinces du Sud et de l’intention de Tel-Aviv d’ouvrir un consulat à Dakhla.

S’agissant d’ailleurs de l’ouverture future d’un consulat des États-Unis à Dakhla, et en réponse à une autre question sur le «retard» pris dans son inauguration, le responsable américain a déclaré ne pas suivre l’évolution de ce «chantier». Pour lui, la reprise des relations entre le Maroc et Israël est sans conteste une avancée positive. «Nous poursuivons le travail pour élargir le cercle des partenaires pour la paix et aller de l’avant», a-t-il déclaré.

Pour rappel, lundi 17 juillet, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a adressé une lettre au roi Mohammed VI officialisant la décision de l’État d’Israël de «reconnaître la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara occidental». Cette position sera «reflétée dans tous les actes et les documents pertinents du Gouvernement israélien» et sera «transmise aux Nations Unies, aux organisations régionales et internationales dont Israël est membre, ainsi qu’à tous les pays avec lesquels Israël entretient des relations diplomatiques». De même, l’État d’Israël examine positivement «l’ouverture d’un Consulat dans la ville de Dakhla».

La décision vient consolider les soutiens exprimés en faveur de la marocanité du Sahara et la dynamique enclenchée depuis plusieurs années par la vision et l’impulsion du roi Mohammed VI. Un de ses moments marquants restera la reconnaissance américaine de l’intégrité territoriale du Maroc et de sa souveraineté sur son Sahara. Une décision annoncée le 10 décembre 2020 par l’ancien président Donald Trump, et qui ne s’est jamais démentie depuis, malgré le changement d’administration aux États-Unis. La déclaration de Matthew Miller en apporte une nouvelle preuve.

Par Tarik Qattab
Le 19/07/2023 à 10h19