L’élaboration du budget 2027 de la commune de Rabat se heurte à de multiples difficultés susceptibles d’entraver son adoption dans les délais légaux. En cause: la persistance de divergences autour de dossiers liés à la gestion des finances et à la définition des priorités.
Des sources au sein du conseil indiquent que le débat sur le projet de budget de l’année prochaine se déroule dans un contexte particulier. La capitale subit une pression croissante sur ses dépenses de fonctionnement et d’investissement, à l’heure où les attentes des citoyens en matière d’amélioration des services et de renforcement des infrastructures ne cessent de s’accroître. «Un retard dans l’approbation du budget aurait ainsi des répercussions sur de nombreux projets programmés», rapporte Al Akhbar dans son édition du jeudi 8 octobre.
Les données disponibles montrent que les divergences au sein de l’assemblée élue ne portent pas uniquement sur les chiffres et les crédits alloués. Elles s’étendent également à la manière de hiérarchiser les priorités et de répartir les ressources entre les différents secteurs. Le conseil mise pourtant sur le lancement et la poursuite de plusieurs chantiers, notamment dans les domaines du transport, de l’éclairage public, de l’entretien des routes et des espaces verts.
Cette situation soulève des interrogations quant à la capacité du conseil à dépasser les clivages et à parvenir à une entente permettant l’adoption du projet de budget dans des conditions normales, d’autant que celui-ci constitue l’instrument principal par lequel la commune traduit son programme annuel en projets et en dotations budgétaires exécutables.
La persistance du blocage fait craindre des obstacles à la programmation de plusieurs nouveaux projets, ainsi que des répercussions sur l’exécution des engagements financiers liés à ceux qui sont censés être mis en œuvre au cours de l’année prochaine. Tout retard dans l’arbitrage des orientations financières obligerait par ailleurs les services communaux à revoir l’ordre de leurs priorités en fonction des moyens disponibles.
Dans ce contexte, la période à venir devrait être marquée par des contacts et des concertations entre les différentes composantes du conseil communal afin de rapprocher les points de vue sur le projet de budget 2027. «Son approbation ne concerne pas seulement la majorité dirigeante: elle est liée à la capacité du conseil à garantir la continuité du service public et à exécuter les programmes arrêtés au profit des habitants de Rabat», écrit Al Akhbar.
La résolution du blocage demeure tributaire de la capacité des différentes composantes politiques du conseil à parvenir à un accord sur les points de divergence. Il en va de l’adoption du budget et de la maîtrise des conséquences qu’un éventuel retard pourrait avoir sur les projets et les services communaux au cours de l’année prochaine.




