Quand le chef du Polisario appelle la Mauritanie à la rescousse

Brahim Ghali, leader du Polisario.. AFP or licensors

Revue de presseLa présence de Brahim Ghali, chef du Polisario, à Nouakchott, où il a assisté à la cérémonie d’investiture du président mauritanien pour un second mandat, a attiré l’attention de nombre d’observateurs. Un non-événement qui a été différemment interprété. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Assabah.

Le 01/08/2024 à 22h04

Dans son édition du vendredi 2 août, le quotidien Assabah revient sur l’accueil réservé par les autorités mauritaniennes, mercredi dernier, au chef du Polisario. Cette virée de Brahim Ghali à Nouakchott, sous prétexte d’assister, ce jeudi 1er août, à la cérémonie d’investiture de Mohamed Ould Cheikh El Ghazounai pour un second présidentiel, n’était certainement pas désirée en Mauritanie, au lendemain de la reconnaissance historique par la France de la marocanité du Sahara, largement médiatisée et saluée à Nouakchott.

D’aucuns, rapporte Assabah, sont allés jusqu’à comparer l’accueil de Brahim Ghali à Nouakchott, venu à bord d’un avion de la présidence algérienne, par le Premier ministre mauritanien Mohamed Bilal Messaoud, à la bourde monumentale du président tunisien Kais Saied à Tunis lors de la visite du même Brahim Ghali avec tous les honneurs au sommet Japon-Afrique en août 2022. Un comportement auquel le Maroc avait immédiatement et fermement réagi en rappelant son ambassadeur à Tunis.

Pour sa part, ajoute Assabah, Mustapha Selma, ancien chef militaire au sein des milices du Polisario, a réagi à cette visite à travers certains médias marocains et mauritaniens, en mettant en garde les autorités mauritaniennes contre le maintien de relations, même limitées, avec le mouvement séparatiste du Polisario. Selon lui, l’avenir de la Mauritanie ne peut s’écrire que dans le cadre d’une intégration économique et stratégique avec le voisin marocain. Elle aura ainsi tout à gagner dans le renforcement de ses relations avec le royaume, un partenaire stratégique pour la sécurité et la stabilité de la Mauritanie.

Mustapha Selma a rappelé que la Mauritanie, contrairement à certains pays comme l’Afrique du sud ou la Tunisie, est un pays concerné par le dossier du Sahara depuis 1964, à une époque où le Polisario n’existait pas, et qu’elle est aujourd’hui considérée par l’ONU comme l’une des parties prenantes dans la résolution du conflit factice créé autour du Sahara marocain.

De son côté, le politologue et chercheur en sciences politiques, Abdelfattah Naoum, remarque, dans un tweet, que si les relations de la Mauritanie avec le Polisario sont très limitées et en dents de scie, il faut surtout garder à l’esprit que du point de vue politique, la position de la Mauritanie sur le dossier du Sahara est claire. En effet, elle s’en tient à une stricte neutralité positive, que le chercheur estime très favorable au Maroc. Selon lui, la visite de Brahim Ghali à Nouakchott, à la demande des caporaux algériens, vise trois objectifs principaux.

Primo, tenter de sauver la face d’un régime algérien qui ne cesse d’accumuler les revers diplomatiques cuisants dans le dossier du Sahara marocain. Deuxio, il s’agit, au moment où la direction du Polisario est aux abois et vivement contestée dans les camps de Tindouf, d’appeler à la rescousse en affichant Brahim Ghali au milieu des invités de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Enfin, l’objectif principal de cette virée n’est autre que celui de créer la zizanie dans les solides relations maroco-mauritaniennes, depuis longtemps vaccinées contre ce genre de vaines et basses manœuvres algériennes.

Par Mohamed Deychillaoui
Le 01/08/2024 à 22h04

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La Mauritanie joue avec le feu 🔥, les mauritaniens ne trouveront leur salut, paix, prospérité, développement,..que de côté MAROCAIN et ça tout le monde le sait. L'ânegerie connue par sa traîtrise légendaire envers son peuple, ses voisins en général et le Maroc en particulier peut à tout moment activer ses mercenaires polisariens pour égorger nos frères du sang mauritaniens, la décennie noire contre les civils algériens reste indélébile. La Mauritanie qui a été arrachée au Maroc il y a moins de 60 ans se doit de réfléchir à l'intérêt supérieur et suprême de son peuple et se ranger du côté de l'axe du bien et non pas du mal, en abandonnant le Polisario. Elle aura tout à gagner avec le Maroc et bénéficiera de sa protection non intéressé. Le Mali, Tchad, Burkina l'ont appris à leurs dépens.

Il y a sûrement des raisons a notre indulgence mais on ne peut parler de neutralité positive quand la Mauritanie reconnait la RASD et reçoit ce mercenaire comme un chef d’état. Pour moi, elle ne peut faire partie des amis de notre pays.

Mhammed ::: tentez de comprendre qu'en Mauritanie y a jamais eu de président libre de ses actes sur le plan régional, sa frontière avec l'algérie est fragile, il suffit qu'alger décide et la mauritanie sera noyée par des vagues de réfugiés sahraouis armés, et la voie ferrée minière poumon mauritanien subira. Ce pays est tirailé entre être à 90% avec son voisin historique du nord ou jouer a la danse du ventre mou avec alger et polisario. Ce goujat de benbatouche est un peu l'envoyé a nouakchott comme testeur d'alger. bref, il appartient a la CPI de lancer un mandat d'arrêt contre ce goujat, pour l'instant il va déguster le tiéboudienne a nouakchott

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