Le tribunal administratif de première instance de Casablanca a décidé, la semaine dernière, de déchoir cinq élus du PI de leur mandat au sein de la commune d’Ouled Zidane, dans la province de Berrechid, avec toutes les conséquences juridiques qui en découlent.
Selon Al Akhbar de ce lundi 3 mars, ce jugement a été rendu à la suite d’une procédure engagée par le secrétaire général du PI, Nizar Baraka, qui avait saisi le tribunal administratif contre ces cinq membres, accusés d’avoir enfreint les directives du parti et de la coalition gouvernementale lors d’un récent vote au sein du Conseil communal de Berrechid, portant sur l’élection du président du Conseil.
Alors que les élus concernés ont encore la possibilité de faire appel de cette décision, Al Akhbar rappelle que la procédure enclenchée par Nizar Baraka fait suite au non-respect des cinq élus des consignes du PI, concernant le vote pour élire un successeur à l’ancien président du Conseil communal de Berrechid, lui-même destitué.
Le PI avait donné ses orientations en désignant un candidat à la présidence en la personne de Mohamed Akhnouni, avant que le résultat des votes ne ressorte Ahmed Hachimi, candidat du Mouvement Populaire (MP), comme gagnant.
En fait, tout a basculé lorsque les cinq élus du PI ont réorienté leurs votes vers le candidat du MP.
Al Akhbar ajoute que l’acte introductif d’instance présenté par l’avocat du PI devant le tribunal administratif permet de connaître les noms des cinq élus concernés: Hamid Matran, Sabah Sedir, Mostafa Khalili, Saïd El Khorsani et Zineb Mazouz.
La direction générale du PI a soutenu que ces élus n’avaient pas respecté les directives et l’éthique du parti, qui avait accordé son investiture à un candidat du parti pour briguer la présidence du Conseil communal d’Ouled Zidane.
En fait, explique le quotidien, si les cinq élus ont préféré se rebeller contre leur parti, c’est principalement en raison du changement du candidat plébiscité par le PI lors des votes.
Alors que beaucoup s’attendaient à ce que ce soit Sabah Sedir, c’est finalement Mohamed Akhnouni qui a été poussé par le PI, un changement qui a vraisemblablement poussé les proches du premier à se révolter, et à voter contre le dernier même s’il est le candidat du PI.
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