Nouveau procès dans l'affaire de Gdeïm Izik: le plan secret du Polisario pour rameuter ses ouailles

Une séquence des tragiques événements survenus fin décembre 2010 à Gdim Izik, à 15 kilomètres de Laâyoune.  . DR

Profitant du nouveau procès contre les 24 accusés détenus dans le cadre de la tuerie de Gdeïm Izik, prévu ce 26 décembre à Salé, après l'annulation du procès du tribunal militaire, le Polisario sonne la mobilisation chez ses ouailles de l'intérieur pour tenter d'"influer" sur le cours de la justice.

Le 06/12/2016 à 12h25

Mobilisation tous azimuths chez les séparatistes à la botte du Polisario, via le bureau du FP basé à Las Palmas (Iles canaries). "Un plan a été établi par un certain Tabali, représentant du bureau du FP à Las Palmas, destiné à mettre des moyens logistiques à disposition des séparatistes de l'intérieur pour pouvoir assister au nouveau procès des vingt-quatre accusés détenus dans le cadre de la tuerie de Gdeïm iZIK, prévu le 26 décembre 2016 devant l'annexe de Salé de la cour d'appel de Rabat", dévoile à Le360 une source sécuritaire à Laâyoune.

Selon un plan savamment orchestré par le front Polisario, et dont l'exécution a été confiée à son bureau à Las Palmas, "pas moins de cent vingt activistes séparatistes basés à Laâyoune se rendront le 26 décembre courant à Salé pour tenter d'assister au procès prévu devant la chambre criminelle près l'annexe à Salé de la cour d'appel de Rabat". "Une enveloppe de 1.500 dirhams a été consacrée à chacun d'eux pour couvrir leurs besoins durant ce déplacement", détaille notre source, relevant que "le Polisario, à travers ses ouailles de l'intérieur, compte aussi profiter de la présence de médias étrangers pour tenter d'influer sur le cours du procès".

Seulement voilà, ce nouveau procès décidé par la cour de cassation, après l'annulation du procès intenté en 2013 par le tribunal militaire de Rabat, sera marqué par la présence en force des familles des victimes du drame de Gdeïm Izik qui a coûté la vie à onze éléments des forces de l'ordre, d'ont l'un a été égorgé par un activiste séparatiste au cri de "Allah Akbar", sans oublier la profonation du corps d'un élément de la Protection civile sauvagement tué!

Une "coordination des familles et amis des victimes des événements de Gdeïm Izik" s'est en effet constituée pour réclamer justice aux victimes de cette tragédie. Selon nos informations, cette coordination va pouvoir cette fois se constituer partie civile lors de ce nouveau procès.

Par Ziad Alami
Le 06/12/2016 à 12h25