Alors que l’échéance du 23 septembre se rapproche, la circonscription de Rabat-Chellah s’affirme comme l’un des épicentres de la vie politique dans la capitale. La lutte pour l’attribution des trois sièges en jeu y prend une intensité rare, opposant avec vigueur les formations de la majorité gouvernementale à celles de l’opposition, relaie Al Akhbar de ce mardi 1er septembre.
Cette circonscription ne doit pas sa singularité qu’à sa composition sociale hétérogène et à sa position géographique privilégiée au cœur de Rabat, mais aussi à son passé électoral: lors des précédents scrutins, elle s’est imposée comme une scène ouverte aux grandes figures et aux partis de premier plan, qui y ont testé leur influence et leur ancrage.
Dans le camp de la majorité, le RNI et le PAM entendent défendre les deux sièges qu’ils avaient remportés en 2021, aux côtés de l’USFP. Le RNI a choisi de renouveler sa confiance en Alaa Eddine Bahraoui, misant sur son implantation électorale dans plusieurs quartiers stratégiques. Le PAM, de son côté, a jeté son dévolu sur Adib Benbrahim, secrétaire d’État chargé de l’Habitat, dans une tentative de consolider ses positions. Ce choix, loin d’être anodin, soumet le candidat à une épreuve de taille, face à une concurrence résolument offensive.
En face, l’Istiqlal joue la carte du renversement des rapports de force en investissant Abdelaziz Derouich, président du conseil préfectoral de Rabat. Fort de sa notoriété territoriale et de son expérience au sein des assemblées élues, ce dernier ambitionne de redonner au parti un rôle de premier plan après l’échec cuisant de 2021.
L’USFP, quant à lui, ne cache pas ses ambitions: le parti a reconduit sa confiance au député sortant, Al Hassan Lachgar, qui devra défendre son siège face à un Istiqlal revanchard et à d’autres formations prêtes à jouer les trouble-fête, dans l’espoir d’un «piratage» électoral, écrit Al Akhbar.
Le PJD, de son côté, tente un retour en force dans la capitale avec Mohamed Tahiri, tandis que le Parti socialiste unifié (PSU) s’engage dans la compétition sous l’alliance de la gauche, représenté par Mohamed Aouni. Le PPS mise sur l’ancien parlementaire Jamal Karimi Benchekroun, et l’UC aligne, pour sa part, Mohamed Ait Bousham.




