Le PJD et le PAM à couteaux tirés à Casablanca et Tanger

Abdelaziz El Omari, maire de Casablanca.  . DR

Revue de presseKiosque360. A Tanger, c’est la fin de la lune de miel entre le président du Conseil de la région, Ilyas El Omari, et le PJD qui le soutenait les yeux fermés. Parallèlement, à la mairie de Casablanca, le PJDiste Abdelaziz El Omari subit une véritable bronca de la part des conseillers du PAM.

Le 02/10/2018 à 22h06

L’on se rappelle qu’il y a quelques mois, et alors qu’il était pris dans une puissante tempête politique qui l’a finalement éjecté du secrétariat général du PAM, Ilyas El Omari avait réussi à gagner le soutien des élus du PJD au sein du Conseil régional Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Moyennant des avantages matériels, comme l’octroi de véhicules de service, les PJDistes permettaient au président PAMiste du Conseil régional du Nord de passer à l’unanimité les décisions prises par son instance.

Mais cette lune de miel, souligne le quotidien Al Akhbar de ce mercredi 3 octobre, semble terminée puisque les élus PJDistes viennent de voter contre le budget 2019 du Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Ce revirement ne serait pas étranger à l’inspection qui passe actuellement à la loupe la gestion d’Ilyas El Omari et risque d'en divulguer des mûres et des pas vertes, comme ce fut le cas pour la mairie de Tanger gérée par son frère, Fouad El Omari.

Selon Al Akhbar, une forte coalition, comprenant des conseillers du PJD et d'autres partis, serait même en train de manœuvrer pour pousser Ilyas El Omari vers la porte de sortie.

C’est pratiquement la situation inverse au sein du Conseil de la Ville de Casablanca. Selon le quotidien Assabah de ce 3 octobre, les élus du PAM seraient très remontés contre ce qu’ils appellent l’amateurisme, le manque d’expérience en matière de gestion de la chose publique, la mauvaise gouvernance, l’absence de stratégie et de vision chez le PJDiste Abdelaziz El Omari, maire de la métropole. Les élus du PAM ont même prôné à l'unanimité, lors d'une récente réunion, le boycott de toutes les réunions et activités du Conseil de la ville.

Cependant, des membres de la direction du parti du Tracteur ont mis en garde leurs conseillers de Casablanca contre toute politique de la chaise vide. Ils leur ont plutôt conseillé, vu la majorité confortable du PJD à la mairie de Casablanca, d’opter pour la participation, même a minima, à la gestion, tout en faisant montre de dynamisme en matière de contrôle, de critique et de mise à nu de tous les dysfonctionnements et de la mauvaise gestion dont serait responsable le PJD.

Par Mohamed Deychillaoui
Le 02/10/2018 à 22h06