Selon des sources autorisées, le tribunal administratif de Rabat a accepté la requête de contestation de l’élection de Driss Lazaar (PAM) en tant que président de la commune urbaine de M’diq et a fixé la première audience au 11 mars.
Ce recours a attisé le conflit entre la majorité et l’opposition et a poussé certains élus à menacer de publier des affaires de corruption sur les réseaux sociaux. Un scandale qui s’ajoute à la diffusion de l’enregistrement d’une communication téléphonique compromettante entre des conseillers du PAM à l’approche de l’élection du nouveau bureau de la commune.
Selon les mêmes sources, des élus du MP, du PJD et du PPS ont mené une campagne féroce contre le président de la commune urbaine en menaçant de divulguer des malversations dans sa gestion. Ce revirement a eu lieu après que les partis précités, divisés par ailleurs entre opposants et partisans de la majorité dirigeante, n’ont pas obtenu de postes à responsabilité. D’autant que certains membres dissidents du PAM qui soutenaient leur action ont changé d’avis quelques instants avant le passage au vote du conseil de la commune. Autant dire que la guéguerre entre la majorité et l’opposition s’est transformée en règlement de comptes personnel au détriment des intérêts de la population de la commune.
Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du vendredi 6 mars, que la séance de l’élection du président et de ses adjoints s’est transformée en ring sur lequel les conseillers se sont échangés de graves accusations avant d’en venir aux mains. Les clans étaient divisés entre ceux qui soutenaient la candidature de Driss Lazaar (PAM) et ceux qui appuyaient celle de son concurrent Mehdi Zoubir (MP). Ce dernier avait gardé toutes ses chances de remporter ce duel avec le concours de certains élus récalcitrants du PAM. Mais ces derniers se sont ressaisis à la dernière minute de peur d’être sanctionnés par leur direction.
Il faut rappeler que les services du ministère de l’Intérieur avaient transmis à l’administration centrale des rapports détaillés sur la fuite d’une conversation téléphonique entre des élus du PAM concernant la mise en hibernation de certains conseillers et la saisie de leurs portables pour influencer leur vote et constituer une nouvelle majorité.




