Interrogé à la Chambre des représentants par le député Saïd Baaziz (USFP), le ministre délégué chargé du Budget a livré un constat sans complaisance sur le fonctionnement du Fonds d’appui à la protection sociale et à la cohésion sociale (FAPSCS). L’étude d’évaluation menée sur ce dispositif a mis au jour des dysfonctionnements fondamentaux, parmi lesquels une coordination défaillante entre les programmes, une sélectivité insuffisante dans leur articulation, un ciblage aux contours trop flous, ainsi qu’un défaut de transparence dans l’application de certaines normes en vigueur, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce lundi 6 juillet.
Devant ces écueils, l’analyse préconise une refonte en profondeur des règles de gouvernance et de gestion, visant à réduire la dispersion des actions, à clarifier les périmètres d’intervention des différents acteurs, et à contenir les dépenses de fonctionnement pour mieux optimiser le rendement des crédits alloués. Conduite selon une large approche participative –associant départements ministériels, établissements publics et collectivités territoriales– cette évaluation a passé au crible 90 programmes et services sociaux, ainsi que quatre référentiels majeurs, dans l’objectif de donner une impulsion décisive à l’amélioration de la qualité des prestations sociales.
L’ambition affichée est claire: substituer à une logique dispersée une aide sociale plus fine et plus efficace, fondée sur un ciblage transparent et rigoureux des bénéficiaires, en s’appuyant sur le Registre social unifié (RSU) comme mécanisme national de référence. Dans cette dynamique, et sur initiative du chef du gouvernement, une commission ministérielle de coordination et de suivi a été instituée, placée sous l’autorité du ministre délégué chargé du Budget. Sa mission: opérer une sélectivité éclairée entre les différents programmes et services sociaux, pour les fondre dans une vision intégrée et cohérente, écrit Al Ahdath Al Maghribia .
Par ces travaux, des orientations opérationnelles ont été élaborées en vue d’une restructuration globale du système de protection sociale, articulée autour de deux axes majeurs: la rationalisation de la dépense publique et la maîtrise des ressources affectées au programme d’aide directe. Cette nouvelle stratégie a d’ores et déjà permis, dans une première phase, de réorienter près de 15 milliards de dirhams vers des dispositifs d’assistance plus performants, au bénéfice des catégories éligibles.




