Élections 2021: lors d'une réunion du PJD à Rabat, El Othmani s'attaque à l'opposition et à certains médias

Saâd-Eddine El Othmani, secrétaire général du Parti de la Justice et du Développement (PJD, coalition).  . DR

Saâd-Eddine El Othmani a vivement dénoncé hier, dimanche lors d'une réunion du PJD à Rabat, ceux qu'il a appelés "les parties qui se mobilisent dès maintenant" pour les élections législatives et communales de 2021. Le chef du PJD faisait allusion aux trois principaux partis de l'opposition.

Le 24/08/2020 à 12h29

"Le moment actuel et les efforts intenses doivent être concentrés principalement à la lutte contre la pandémie. Malheureusement, il y a des parties qui se sont engagées dans la préparation aux élections de 2021", a lancé Saâd-Eddine El Othmani, devant une vingtaine de jeunes réunis hier, dimanche 23 août 2020, au siège du PJD, en présence notamment de Mohamed Amekraz, secrétaire national du mouvement de la jeunesse du PJD.

Lors de cette réunion dans la capitale, en plus de s'attaquer, sans les nommer, au Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), au Parti Authenticité et Modernité (PAM) et à l'Istiqlal, tous trois dans l'opposition, Saâd-Eddine El Othmani s'est aussi lancé dans des critiques contre "d'autres hommes politiques", sans, là aussi, les nommer, ainsi qu'à une partie des médias, tous qualifiés "d'adversaires" du parti islamiste qu'il dirige. 

C'est la première fois, en cette année 2020, que le chef du gouvernement endosse son rôle de numéro Un de son parti à référentiel islamiste pour s'attaquer implicitement au PAM, au PPS et à l'Istiqlal.

Ces trois partis, actuellement dans l'opposition, ont récemment déposé auprès du ministère de l'Intérieur un mémorandum relatif aux prochaines élections.

Selon Saâd-Eddine El Othmani, le PJD ne se lancera quant à lui dans la bataille électorale qu'une fois "le moment venu".

Le secrétaire général du parti islamiste ne s'est pas seulement contenté de critiquer ceux dont les yeux sont rivés sur les élections de 2021.

Il a aussi dénoncé "d'autres hommes politiques ainsi que des gens de la communication qui affichent [leur] opposition à l'encontre du PJD".

Selon Saâd-Eddine El Othmani, ces parties ont même réclamé "une révision de la Constitution et un nouveau mode de scrutin des élections dans le but d'affaiblir le PJD".

Et le secrétaire général du PJD d'appeler les jeunes de son parti à répondre à ces comportements de "la manière qu'il faut".

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 24/08/2020 à 12h29