Le gouvernement marocain a invité l’organisation internationale «Human Rights Watch» au dialogue. C’est ce qu’a révélé Mustapha Khalfi, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, selon Akhbar Al Yaoum qui rapporte l’information dans sa livraison du week-end.
L’objectif du gouvernement est de clarifier les relations entre les deux parties selon les différentes chartes déontologiques qui régissent le fonctionnement et le travail des organisations internationales à travers le monde. «Et l’organisation internationale a répondu favorablement à cette invitation, à travers un courrier dans lequel elle affirme être disposée au dialogue», précise le journal.
Rappelons que l’organisation avait publié un article dans lequel elle invitait la «Millenium Challenge Corporation (MCC)» à reconsidérer l’aide financière qu’elle comptait apporter au Maroc. Pour justifier sa position, Human Rights Watch avait affirmé que le royaume ne répondait pas à l’un des critères les plus importants sur lesquels se base MCC pour accorder ses aides : Une gouvernance démocratique et équitable. Ce qui représente, pour le porte-parole du gouvernement, une preuve irréfutable du parti-pris de l’organisation contre le royaume.
Dans une déclaration à Akhbar Al Yaoum, Khalfi affirme que le document de l’organisation présente le Maroc comme un pays où la torture est une pratique courante. «Il a également rappelé qu’en 2014, le Maroc a adopté une nouvelle politique qui exige l’ouverture systématique d’une enquête pour toute prétendue torture exercée sur les citoyens», précise le journal.
De même, le royaume a ratifié le protocole optionnel à la convention contre la torture. Qualifiant l’image donnée du Maroc par l’organisation d’injuste, le ministre a rappelé que les difficultés qui existent aujourd’hui dans l’application de la stratégie de lutte contre la torture adoptée par le royaume et les cas isolés relevés ne sont pas assez suffisants pour émettre des jugements définitifs.





