Conflit libyen: les États-Unis et l'Espagne saluent les efforts du Maroc

Nasser Bourita ouvre à Bouznika, le 6 septembre 2020, le premier dialogue parlementaire inter-libyen. . Le360

Les États-Unis et le gouvernement espagnol ont chacun de leur côté vivement salué les efforts du Maroc pour rassembler les Libyens, dans le cadre du deuxième round du dialogue inter-libyen qui s'est tenu du 2 au 6 octobre à Bouznika.

Le 09/10/2020 à 13h58

"Félicitations à la diplomatie marocaine pour les efforts visant à rassembler les Libyens à Bouznika, en appui au Forum de dialogue politique libyen facilité par l'ONU", a écrit lundi dans un tweet l'ambassade des États-Unis au Maroc. Le deuxième round du dialogue inter-libyen, tenu à Bouznika sous les auspices de l'ONU, a réuni les délégations du Haut Conseil d'Etat et de la Chambre des représentants libyens.

De son côté, le gouvernement espagnol a salué, vendredi, l’initiative du Maroc visant à renforcer le dialogue entre les différentes parties libyennes pour parvenir à une solution politique au conflit dans ce pays. "L'Espagne salue les initiatives visant à renforcer le dialogue inter-libyen, comme l'initiative marocaine, qui contribuent aux efforts des Nations unies" pour parvenir à une "solution politique" à ce conflit, a souligné le ministère espagnol des Affaires étrangères.

Pour le gouvernement espagnol, "la solution au conflit libyen doit être politique et la définition de cette solution appartient exclusivement aux Libyens eux-mêmes" dans le cadre parrainé par les Nations unies, précise-t-on de même source à la MAP. La solution du conflit libyen est "fondamentale pour la stabilité de la Méditerranée et du Sahel", a-t-on ajouté.

Dans la déclaration finale ayant couronné cette rencontre, organisée du 2 au 6 octobre à Bouznika, les délégations du Haut Conseil d'État et de la Chambre des représentants de Libye ont annoncé des accords globaux sur les critères et les mécanismes pour occuper les postes de souveraineté, prévus par l'article 15 de l’Accord politique libyen de Skhirat, rappelle-t-on.

Les deux parties ont précisé que "les résultats du dialogue entre les deux délégations constituent un apport sur lequel il est possible de capitaliser, pour instaurer la stabilité dans le pays et mettre fin à la division institutionnelle". Les deux délégations avaient ainsi fait part de leur "détermination à poursuivre leurs rencontres consultatives au Royaume du Maroc, afin de coordonner l’action des institutions politiques, exécutives et de contrôle, garantissant ainsi la fin de la période de transition".

Le 09/10/2020 à 13h58