Abdelilah Benkirane oriente désormais ses attaques en direction de Mehdi Bensaïd

Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD, opposition).. Brahim Taougar/360

Revue de presseÀ cause de «primes de panier» qui n’ont pas été accordées aux membres des jeunesses des partis politiques, Abdelilah Benkirane, secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD, opposition) a décidé cette fois-ci de s’en prendre à Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, qu’il a entre autres accusé de ne pas être assez «mature». Une revue de presse d’Assabah.

Le 17/09/2024 à 18h38

Abdelilah Benkirane a décidément très envie de s’attaquer aux membres du gouvernement. Après ses flèches décochées il y a quelques jours en direction du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le secrétaire général du PJD a décidé de s’en prendre à Mehdi Bensaïd, ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, qu’il a accusé de ne pas tenir parole.

Assabah de ce mercredi 18 septembre, qui relaie des propos que Abdelilah Benkirane a tenus lors d’une allocution en fin de semaine dernière devant les membres de la jeunesse du PJD, indique que le secrétaire général du parti à obédience islamiste s’en est pris au ministre issu du Parti authenticité et modernité (PAM, coalition gouvernementale) à cause de «primes de paniers» qui n’ont pas été accordées aux jeunes de différents partis politiques.

Pourtant, selon Abdelilah Benkirane, le ministre en charge de la Jeunesse s’y était engagé, une volte-face dont le secrétaire général du PJD s’est emparé pour l’attaquer, l’accusant de «manque[r] de maturité».

Abdelilah Benkirane a aussi tenu à lui rappeler qu’être un «homme, c’est avant tout tenir sa parole»; or, lui a-t-il asséné, cela n’a pas été son cas.

Après avoir lancé cette première pique verbale, Abdelilah Benkirane a embrayé sur une autre cible, qui lui est chère: ses critiques visant Abdellatif Ouahbi, le ministre de la Justice et des libertés.

À propos de la question des libertés individuelles, le secrétaire général du PJD a rappelé que son parti n’était pas près à se laisser faire, devant les arguments du ministre de la Justice et des libertés, qui menacent les valeurs fondamentales du pays, a estimé Abdelilah Benkirane, qui a affirmé qu’il lui était impossible de rester silencieux devant ceux «qui veulent promouvoir les relations sexuelles consenties, les relations homosexuelles et autres».

À propos de son avenir politique, le secrétaire général du PJD a reconnu devant les jeunes du parti dont il est toujours le secrétaire général qu’il était temps pour lui de s’éloigner de la vie politique, comme l’ont fait ses prédécesseurs.

Mais cette décision, leur a-t-il expliqué, ne saurait intervenir qu’à l’arrivée d’une relève, et uniquement lorsqu’il se sera assuré que ces nouveaux leaders sont bien plus aptes à mener leurs missions.

Le leader islamiste a aussi tenu à assurer à son audience que, bien que la disparition du PJD ait été prédite après le résultat des élections du 8 septembre 2021, ses militants et ses leaders ont prouvé que ce qu’ils prônaient consistait avant tout en une «idéologie», et que celle-ci «ne meurt jamais».

Par Fayza Senhaji
Le 17/09/2024 à 18h38

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Pourquoi ne pas lui demander de nous expliquer pourquoi il n’a rien fait en ce qui concerne le dessalement d’eau de mer lorsqu’il était premier ministre de seconde zone, alors que les dossiers étaient prêts et bien ficelés. À cause de lui, le pays, citadins et villageois peinent et le gouvernement actuel aussi. Il devait s’attaquer à faire évoluer le pays et non pas nous faire la morale, lui qui ne comprend rien à la religion.

Devant l'absence d'une assise partisane lui servant de caisse de résonance , Benkirane veut à tout prix rester sur le devant de la scène non pas en politicien respectable et respecté, mais par la provocation , l'injure et la diffamation. Après avoir essayé et capter l'opinion publique par les confidences et les secrets de son passage de chef de gouvernement qui n'intéressaient pas grand monde, il revient aujourd'hui à son sport favori l'insulte. le mépris et le rabaissement des adversaires politiques et des figures publiques. La politique perd encore plus de sa crédibilité aux yeux des marocains avec des politiciens comme Benkirane.

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