Les deux hommes ont discuté de l’accord-cadre élaboré le 26 juin à Washington, destiné à mettre un terme à l’état de guerre entre les deux pays du Proche-Orient, a indiqué un porte-parole du département d’Etat.
M. Rubio «a salué le courage du gouvernement libanais, sous la direction du président Aoun, pour ses efforts déterminés à rétablir la souveraineté libanaise, à désarmer le Hezbollah et à démanteler son infrastructure terroriste», adressant des félicitations pour sa «démarche vers la paix».
Met with Lebanese President Aoun today. I commended his courage and his government’s work to reclaim their country and advance towards peace. We discussed implementing the Trilateral Framework. The United States remains committed to supporting this effort and Lebanon’s efforts to… pic.twitter.com/mnt7MgGts5
— Secretary Marco Rubio (@SecRubio) July 19, 2026
Le secrétaire d’Etat a également réitéré l’engagement des Etats-Unis à apporter son soutien pour «une mise en oeuvre réussie de l’accord-cadre trilatéral», a poursuivi le porte-parole.
Le chef de la diplomatie américaine s’est également engagé à soutenir «les efforts du gouvernement libanais pour offrir à la population libanaise la paix, la reprise économique et un avenir meilleur».
De son côté, la présidence libanaise a indiqué que M. Aoun avait insisté sur la «nécessité d’un alignement» des positions libanaises et américaines concernant la mise en oeuvre de l’accord-cadre «par le biais de l’obtention du premier retrait israélien de la première zone pilote».
Il a également affirmé la «nécessité de renforcer le soutien américain envers l’armée et les institutions militaires libanaises» et «d’institutionnaliser les intérêts américains au Liban» en matières économiques et d’investissements (énergie, communications, transports, en particulier).
Joseph Aoun est arrivé samedi à Washington, où il doit rencontrer son homologue américain Donald Trump mardi. Il s’agit de la première visite d’un président libanais aux Etats-Unis depuis celle de Michel Sleiman en 2009, quand il avait rencontré Barack Obama.
الرئيس جوزاف عون خلال لقائه وزير الخارجية الاميركية ماركو روبيو:
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) July 19, 2026
• ضرورة تطابق الموقف اللبناني مع الموقف الاميركي لجهة تطبيق اطار العمل الثلاثي من خلال تحقيق أول انسحاب اسرائيلي من المنطقة النموذجية الاولى.
• ضرورة تعزيز الدعم الاميركي للجيش اللبناني والمؤسسات العسكرية… pic.twitter.com/7wAbd4wBfd
Elle intervient au moment où les autorités libanaises négocient avec Israël le retrait des zones du sud du Liban qu’il occupe depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah pro-iranien.
Outre le «sommet libano-américain» prévu à la Maison Blanche, Joseph Aoun doit s’entretenir «avec plusieurs responsables américains de la situation au Liban et des moyens de consolider le cessez-le-feu», notamment dans le sud, ainsi que du «retrait d’Israël des régions libanaises qu’il occupe», avait indiqué samedi la présidence libanaise dans un communiqué.
Le Liban et Israël ont entamé en avril des négociations inédites depuis des décennies, sous l’égide des Etats-Unis, afin de mettre un terme à l’état de guerre entre eux.
L’accord-cadre conclu fin juin à Washington prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des «zones pilotes» évacuées par Israël - qui occupe une partie du sud du pays qu’il désigne comme «zone de sécurité» - sous réserve du désarmement du Hezbollah.
A l’issue d’une sixième session de négociations à Rome, achevée mercredi, les deux pays sont parvenus «à un accord sur la structure et les lignes directrices» de ce processus, selon un responsable américain.
Le Hezbollah, qui a rejeté ces pourparlers directs ainsi que l’accord-cadre, a organisé samedi un rassemblement dans la ville côtière de Tyr pour réaffirmer ses positions.
L’accord-cadre a été conclu après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu fragile dans la nouvelle guerre qui a éclaté entre le Hezbollah et l’armée israélienne.
Le mouvement chiite avait entraîné le Liban dans le conflit régional le 2 mars en bombardant Israël en soutien à l’Iran, son allié qui a été visé par une offensive américano-israélienne le 28 février.




