Le gouvernement Trump avait indiqué début juillet son intention de supprimer la Syrie de cette liste, qui limitait jusqu’ici les investissements dans ce pays, un peu moins de deux ans après la chute de Bachar al-Assad en décembre 2024.
Les États-Unis ont également sorti Hayat Tahrir al-Sham (HTS), anciennement Front al-Nosra, ancien groupe islamiste qu’a dirigé le président syrien Ahmad al-Chareh, de leur liste des principaux groupements et individus «terroristes» (Specially Designated Global Terrorist).
Un temps branche d’Al-Qaïda en Syrie, le Front al-Nosra avait annoncé rompre ses liens avec l’organisation en 2016 et s’était rebaptisé HTS.
Le secrétaire d’Etat Marco Rubio a affirmé que cette décision américaine offrait aux Syriens «une voie vers la prospérité».
Another historic milestone in @POTUS’s bold vision to give Syria a chance. Today, @SecRubio formally rescinded Syria’s designation as a State Sponsor of Terrorism — another decisive step in Syria’s remarkable journey from isolation to partnership, and from a source of terrorism…
— Ambassador Tom Barrack (@USAMBTurkiye) August 24, 2026
Cette mesure «élimine les derniers obstacles majeurs à l’investissement du secteur privé en Syrie et favorise la reprise économique du pays ainsi que sa réintégration dans l’économie mondiale», a-t-il indiqué dans un communiqué.
Tom Barrack, l’envoyé spécial américain en Syrie, a lui salué sur X, «une nouvelle étape décisive dans le remarquable parcours de la Syrie, de l’isolement au partenariat, et d’un pourvoyeur de terrorisme à un partenaire engagé dans la lutte mondiale contre lui».
«Moderne et durable»
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani a qualifié la décision américaine d’«étape historique», affirmant qu’elle reflétait «l’engagement du nouvel Etat syrien en faveur de la paix et de la sécurité internationale».
Le ministre syrien des Finances, Mohammed Barnieh, y voit un «succès majeur et historique de la diplomatie syrienne», dans un commentaire cité par l’agence de presse officielle Sana.
Cette mesure ouvre également selon lui une «voie majeure et attendue de longue date pour renforcer l’intégration de la Syrie dans le système économique et financier mondial, attirer les investissements et les technologies modernes, et soutenir les perspectives de développement».
#Syria welcomed the #United_States’ decision to formally remove it from the list of #state_sponsors_of_terrorism, expressing appreciation for a step it said marked a significant shift and inaugurated a new chapter in its international relations.
— SANA English (@SANAEnOfficial) August 24, 2026
De son côté, le gouverneur de la Banque centrale syrienne s’est félicité que le retrait du pays de cette liste lui permette «de retrouver sa place naturelle au sein du système économique mondial» et de «bâtir un système financier moderne et fiable».
Après sa prise de pouvoir, en décembre 2024, Ahmad al-Chareh avait annoncé la dissolution de tous les groupes armés ayant renversé Bachar al-Assad, dont HTS, sa propre formation.
Lundi toujours, le Trésor américain a ôté HTS de sa liste des personnes et entités sous sanctions (SDN List), selon un communiqué.
«Le Trésor se conforme à la promesse du président Trump de donner au peuple syrien une ouverture sur de grandes choses», a déclaré le ministre des Finances, Scott Bessent, cité dans le communiqué.
U.S. Treasury Secretary Scott Bessent:
— SANA English (@SANAEnOfficial) August 24, 2026
Removing Syria from the list of state sponsors of terrorism will help boost investment in the country and support its political and economic stability.#Syria#SANA pic.twitter.com/fCh1fjnKiT
«Les décisions prises aujourd’hui vont favoriser des investissements supplémentaires en Syrie pour promouvoir la stabilité politique et économique» du pays, a-t-il poursuivi.
Depuis 2025, de nombreux pays occidentaux ont progressivement annulé les sanctions imposées à la Syrie, notamment le Canada ou le Royaume-Uni. L’Union européenne les avait levées dès mai 2025.
Lors de sa visite à Damas fin juillet, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait appelé les Etats à lever «immédiatement» les dernières sanctions visant encore la Syrie, afin de soutenir la reconstruction et la relance de l’économie locale.
Le président syrien Ahmad al-Chareh a estimé mardi que son pays s’était libéré d’un «lourd fardeau» après que les États-Unis l’ont retiré, la veille, de la liste des États soutenant le terrorisme, une étape majeure vers l’allègement des sanctions.
«Aujourd’hui, la Syrie se débarrasse d’un lourd fardeau et tourne la page douloureuse de son passé pour s’engager sur la voie du développement et de la reconstruction», a déclaré M. Chareh dans un discours prononcé tôt mardi.
Syrian President Ahmed al-Sharaa:
— Open Source Intel (@Osint613) August 25, 2026
I congratulate the Syrian people on the removal of Syria from the list of state sponsors of terrorism, and I thank President Trump for this historic decision. Syria has ripped out today the painful page of the past. pic.twitter.com/KBtScGeDJL
Ahmad al-Chareh a exprimé ses «vifs remerciements» au président américain Donald Trump et «à toutes les nations amies et solidaires qui nous ont soutenus».




