Algérie: Tebboune entame son second mandat avec des chiffres farfelus

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune prêtant serment lors de la cérémonie de son investiture, le mardi 17 septembre 2024, au Palais des nations à Alger.

Massivement désavoué lors d’une présidentielle boycottée par plus de 80% d’Algériens, Abdelmadjid Tebboune n’en finit pas de chercher à se légitimer aux yeux du peuple à travers des promesses irréalisables. Son discours d’investiture pour un second mandat, prononcé le mardi 17 septembre, a été un remake de ses litanies de campagne et de ses sorties médiatiques durant son premier mandat, truffé de chiffres qui dépassent l’entendement.

Le 18/09/2024 à 14h58

En entamant son second mandat présidentiel, à la suite de son investiture officielle le mardi 17 septembre, le président algérien Abdelmadjid Tebboune a donné à voir un homme peu enthousiaste, pour ne pas dire totalement penaud. Et pour cause: le rififi kafkaïen qu’a connu l’élection présidentielle, qu’il s’agisse du record d’abstention, oscillant entre 77 et 90%, ou des scores staliniens de 95% et 84% qui lui ont été successivement attribués par l’Autorité électorale et la Cour constitutionnelle.

Cette attitude de Tebboune, incapable de répéter correctement les termes du serment présidentiel dictés par le premier président de la Cour suprême algérienne, et les difficultés qu’il a éprouvées à lire des passages de son discours d’investiture ont laissé transparaître son sentiment d’échec et son incapacité à dépasser un manque flagrant de légitimité populaire.

Ceci explique qu’il dise tendre la main au Hirak, qui a manifesté sa vivacité à travers des milliers de bureaux de vote restés vides le jour de la présidentielle, marqué par l’absence de 9 Algériens sur 10, pour ne prendre en compte que les 24 millions inscrits sur les listes électorales. Citant des sources gouvernementales françaises, le quotidien français L’Opinion avait précisé que le taux de participation au scrutin n’a pas dépassé les 10%.

Il faut cependant rappeler qu’à la suite de son élection de décembre 2019, Tebboune avait promis d’instaurer un dialogue avec ce même Hirak et son implication dans la confection d’une nouvelle constitution. La suite, on la connaît: des centaines de militants de ce mouvement populaire emprisonnés depuis 2020 et des lois liberticides adoptées en cascade pour museler toute opposition au pouvoir militaro-politique.

C’est donc pour exorciser son nouvel échec électoral, bien pire que celui de 2019, que «Tebboune2» s’est lancé dans ce qu’il sait le mieux faire: jongler avec des chiffres imaginaires et se noyer dans des promesses irréalisables.

Ainsi, et pour parer au plus pressé, Tebboune a annoncé que dès 2025, c’est-à-dire dans quelques petits mois, l’Algérie sera autosuffisante en blé dur. En 2026, toujours selon lui, plus un seul gramme d’orge ou de maïs ne sera importé par le pays. Il a fait même fi des aléas climatiques, en laissant entendre que, qu’il pleuve ou pas, ces chiffres seront réalisés grâce à l’augmentation des terres irriguées avec 1 million d’hectares supplémentaires.

Mais Tebboune a été contraint de rétropédaler sur un chiffre qui avait fait scandale: celui de l’alimentation en eau potable issue du dessalement de l’eau de mer. Cinq stations de dessalement, qualifiées de «géantes», ne produiront que 300.000 mètres cubes (m3) par jour, au lieu du 1,3 milliard de m3 par jour décliné l’année dernière à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU.

Que les cours des hydrocarbures -qui constituent plus de 96% des revenus du pays- augmentent ou baissent, Tebboune s’est engagé à augmenter les salaires de 100%. Cette mesure, comme par le passé, risque de plomber les investissements publics et de creuser le déficit budgétaire, perpétuant le recours systémique à la planche à billets, qui n’a pas cessé de tourner à plein régime depuis 2017 et l’annonce par Ouyahia du recours «au financement non conventionnel». Résultat: l’Algérie est saturée par du papier-monnaie sans ancrage à l’économie réelle, augurant d’un effondrement inéluctable de la monnaie locale et d’une crise sans précédent en Afrique du Nord.

Pourtant, et alors que le produit intérieur brut algérien -quelle que soit la méthode de calcul- oscille entre 200 et 273 milliards de dollars, Tebboune a annoncé qu’il le ramènera à 400 milliards de dollars en 2026. Comment? En misant sur des exportations hors hydrocarbures qui atteindront les 15 milliards de dollars, prétend-il. Une sinécure quand on sait que l’objectif de 8 milliards de dollars, affiché durant son premier mandat, n’a jamais été approché.

«Start-up» étant un mot magique dans la bouche de Tebboune, il promet d’en créer plus 20.000 avant la fin de son mandat -qu’il achèvera à l’âge de 85 ans, avec à la clé la création de 450.000 emplois au profit des jeunes et de plus de 2 millions de logements pour les familles, actuellement parquées dans les «zones d’ombre» (bidonvilles et autres habitats insalubres). Ces zones d’ombre disparaîtront définitivement du paysage urbain algérien en 2025, selon Tebboune… qui avait déjà promis de les effacer bien avant la fin de son premier mandat.

Le président algérien aura une nouvelle occasion de répéter ces chiffres farfelus devant le parlement, qu’il a promis de réunir en séance plénière en fin d’année. À quoi bon, se demanderait-on, puisque les dés sont pipés? Tebboune a été désigné par l’armée en dépit de son bilan désastreux et de l’abstention de 90% d’Algériens qui ont, de fait, voté contre le régime.

Par Mohammed Ould Boah
Le 18/09/2024 à 14h58

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Ce clown de Tebboune est déjà infoutu de répéter les phrases et les mots du serment d'investiture. Il a tronqué des parties en a inversé d'autres. Il en a fait une bouilli fade, insipide et indigeste sans être corrigé ou à peine repris par le président ou le doyen du conseil constitutionnel. Quel sens donné alors à l'engagement politique et son sens par la promesse solennelle d'être au service du bien commun ?

Avez-vous vu une élection présidentielle libre et démocratique dans une dictature militaire? Cette déchèterie laissée en 1962 par la vilaine colonisatrice France est une autocratie fermée où le lambda algérien n’a pas le droit de choisir ni le chef de l’exécutif ni le pouvoir législatif via les élections multipartites. La décision finale revient aux criminels militaires algériens au pouvoir et soumis à leur mama frança qui décident de l'avenir des 45 millions d'algériens. La France veille à ses intérêts des accords d'Évian (HC). Feu M. Boudiaf a voulu changer les choses, 6 mois après a été fusillé en public. Comme tous les dignitaires militaires et civils algériens vont se faire soigner chez leur mama frança, par exemple bouteflika a été soigné dans un hôpital MILITAIRE FR de Val-de-Grâce.

Pardi, gallek élu !? Mais les vieux caporaux wlad oum hassan ont mis un gros flingue sur la tempe du king de la mythomanie pour rester président de façade de la junte Dz ou il rejoindra à El-Harrach avec son fils khaled tebboune toute l'équipe des mafieux de l'ère de Bouteflika. Petit rappel : Le fils du clown président de la DZiba de l'Est a été acquitté dans l'affaire de corruption et de trafic de cocaïne (+700 Kg au port d'Oran) dans lequel a été condamné le mafieux Kamel Chikhi, accusé d'avoir soudoyé des personnages haut placés dans l'appareil d'Etat de la junte dictatoriale de l'Est. Les liens du mafieux Khaled Tebboune avec le trafiquant Kamel Chikhi ont valu, peu après l'élection à kebboune le surnom de "PRÉSIDENT COCAÏNE 😂". Lire la suite (Net) sur le fils du mafioso A. Kedboune.

Une bande mafieuse Harki de l'asile psychiatrique alge-rienne qui gère le peuple qui est satisfait de cette mafia Harki

Le taux de change du dinar au square port said était de 243 dinars pour un euro qui est le vrai taux et non pas le taux de 134 dinars en 2023 ce calcul nous donne un PIB ne dépassant 163 milliard de dollars loin des chiffres farfelus annoncés par le régime algérien qui en est plus à introduit l’économie informelle qui pèse 40 milliard de dollars c’est ce qu’on appelle le rebasage quant aux importations du blé impossible d’arriver à l’autosuffisance du fait que les algériens consomment le blé tendre qui rentre dans la fabrication du pain au contraire du blé dur qui est utilisé pour les pâtes et la semoule

Bof, la vieille loque de la mafia politico-militaire wled frança est obligée de rester sur le faux trône, de continuer à mentir, de manipuler, d'hypnotiser et en promettant monts et merveilles au misérable petit peuple Dz, qui est d'ailleurs heureux comme un poisson dans l'eau, en applaudissant ce président clown. Malheureusement le peuple des moutons Dz ne peut manifester sa frustration, sa misère, sa liberté, sa colère, sinon une boucherie bis repetita est à prévoir sur les 45 millions de Dz. Pour rappel, la première boucherie sur le peuple Dz a fait +250000 Dz assassinés à y rajouter +50000 Dz disparus à tout jamais dans les géoles du Sud algérien. En résumé, les criminels caporaux au pouvoir, même en mettant une MOMIE sur le trône, le peuple Dz l'acceptera sans piper un mot!

Quand on était petit, on nous racontait une blague pleine d humour mais assez sage aussi. un monsieur partis au souk pour acheter une vache, à mi-chemin il rencontre une personne qui lui demanda où v a t il , notre homme répondit qu il va s acheter une vache son ami lui dit, dis d abord inchaallah, notre homme lui a répondu pourquoi dire inchaallah alors que j ai mes sous dans mon capuchon et il contiua son chemin. Avant d arriver à destination il a eu soif et puis s est penché pour boire d une source à ce moment le capuchon s est renversé sur sa tête et l argent tombe dans la source. L argent parti il revient chez lui en disant je suis allé inchaallah j ai eu soif inchaallah,j ai voulu boire inchaallah ext mais c trop tard pour inchaallah, cette personne me rappelle abdelmajid...

Abedelmadjid 😂😂😂😂 vraiment c'est un asile psychiatrique

Il faut arrêter de regarder ce qui se passe ailleurs, aussi folklorique soit-il. Il y a à boire et à manger dans toute la planète y compris dans les "grandes démocraties". Regardons d'abord ce qui se passe chez nous : une agriculture en souffrance, un chômage record des jeunes qui les poussent à risquer leur vie, des politiciens qui servent leurs intérêts personnels d'abord, un peuple qui fait face à la vie chère surtout dans l'alimentaire. Bref pas de quoi être fiers !

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