Transition énergétique: le Maroc, un modèle à suivre, selon le magazine African Business

Le mégaprojet de centrale solaire Noor Midelt I (photo d'archives prise le 31 mai 2019). . MAP

Le Maroc est un modèle à suivre en matière de transition énergétique, écrit le magazine African Business, qui rappelle que le Royaume s'est fixé un objectif de porter la part des énergies renouvelables à plus de la moitié de son mix énergétique dans les prochaines années.

Le 14/06/2022 à 19h50

Plan solaire, plan éolien… Le Maroc s’est lancé dans une politique énergétique ambitieuse et prometteuse qui porte déjà ses fruits. Selon le magazine African Business, le Royaume «est un bon exemple de pays africain qui a réalisé des progrès considérables en passant des énergies fossiles à l'énergie verte».

Ce média explique que le Maroc a accéléré sa transition depuis la 22e édition de la Conférence des parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques (COP22), laquelle s'est déroulée du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, rappelant que le Royaume a bouclé, début novembre 2016, une émission obligataire verte pour 117 millions de dollars. Cette opération était destinée à financer la centrale solaire de Noor.

African Business, qui cite Jean-Paul Adam, directeur de la division Technologie, changement climatique et gestion des ressources naturelles de la Commission économique pour l'Afrique des Nations unies (CEA), explique que si l'Afrique veut mieux se reconstruire après la pandémie de Covid-19, elle doit augmenter considérablement ses investissements dans l'énergie, en particulier l'énergie verte.

«Nous avons environ 600 millions d'Africains qui n'ont pas accès à l'électricité, nous devons donc augmenter considérablement les investissements dans les projets énergétiques pour nous assurer que nous atteignons les objectifs de développement durable (ODD)», a précisé Jean-Paul Adam au magazine.

Selon Jean-Paul Adam, l'un des principaux obstacles à l'investissement dans les projets énergétiques est la nature sous-développée des marchés de capitaux africains, qui empêche les entreprises et les Etats de lever facilement des capitaux. Sur les marchés internationaux, les gouvernements peinent à accéder à des financements abordables en raison d'une prime de risque attachée à la dette africaine.

Mais le manque d'investissement ne reflète pas un manque d'intérêt pour les projets d'énergie verte. En effet, il y a une énorme tendance vers les énergies renouvelables, mais seulement 1% des obligations d'énergie verte se trouvent en Afrique, a indiqué Nabil Jedlane, professeur à l'Université Abdelmalek Essaadi, interrogé par African Business.

Par Hajar Kharroubi
Le 14/06/2022 à 19h50