Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a condamné vigoureusement les brutalités policières dont ont été victimes les journalistes, vendredi soir, lors de la dispersion violente d’une manifestation de protestation à Rabat contre la grâce accordée au pédophile espagnol. "Les journalistes ont essuyé des propos injurieux et diffamatoires que la loi punit", a-t-il dénoncé dans un communiqué parvenu samedi soir au Le360.
Le syndicat rappelle le droit du journaliste, tel que garanti par le code de la presse et la Constitution, "à couvrir toutes les activités quelles que soient les aspects positifs ou négatifs de ces dernières. Ce droit doit être entouré de toutes les garanties afin de permettre au journaliste d’exercer son métier librement et sans contrainte", a souligné le SNPM. Le syndicat a rappelé avoir alerté le chef du gouvernement et les ministères de l’Intérieur, de la Justice et de la Communication sur des précédents similaires de cas où des journalistes avaient fait l’objet "d’agressions" de la part des forces de l’ordre, et ce "sans qu’aucune décision n’ait été prise pour mettre fin à cette méthode policière".




