Ali Lmrabet semble devenir un expert des grèves de la faim. Pour celle qu’il prétend mener à Genève depuis le 24 juin dernier, il a pris le soin de soigner son image. Les journalistes qui sont venus l’interviewer pendant cette période sont priés de prendre des plans larges, le plus loin possible, de manière à ce qu’on évite de voir que le gréviste se porte comme une fleur alors qu’il a dépassé un mois en se nourrissant exclusivement d’eau sucrée. Pour le shooting, Ali Lmrabet a acheté des habits XXL de manière à donner l’impression qu’il a fondu pendant cette période, alors que ses joues sont restées, par miracle, aussit rondes après 33 jours de jeûne. C’est dire à quel point ce journaliste se révèle bon acteur!
Et après 33 jours de fausse grève, voilà qu’est venu le temps de l’acte 2 du show Lmrabet: l’admission aux urgences suite à une présumée détérioration de son état de santé. Cette admission est en soi une preuve supplémentaire que le journaliste n’est pas résident marocain. Il dispose d’une couverture médicale en tant que résident en Espagne et d’une protection sociale en tant que porteur d’un passeport français. La couverture médicale espagnole, dont il bénéficie au même titre que sa famille en leur qualité de résidents à Barcelone, est le sésame qui ouvre la voie dans les hôpitaux suisses. Le moindre des paradoxes de cette situation, c’est que Ali Lmrabet se dit prêt à mourir pour un certificat de résidence à Tétouan alors qu’il se fait soigner dans un hôpital suisse en brandissant les papiers de sa résidence en Espagne.




