Exit les hashtags, les tendances éphémères et la culture impitoyable des algorithmes. Le magazine Vice fait la chasse aux effet de mode des réseaux sociaux pour s’ancrer dans le réel et l’authenticité avec un classement consacrant les meilleures villes gastronomiques au monde, qui doivent leur succès à leur authenticité.
Dans ce classement, on ne retrouvera donc pas Dubaï et son chocolat à la pistache devenu un must-taste des réseaux sociaux, ni Paris et les pâtisseries hors de prix de Cédric Grolet. Bienvenue dans des lieux «où les recettes évoluent lentement et où les restaurants (pour la plupart) ne conçoivent pas leurs menus dans le but de créer un buzz viral», avertit ainsi le magazine.
Dans ce tour du monde gastronomique, on retrouve Marrakech, décrite comme «un véritable festin pour les sens», dont «les plats les plus mémorables sont souvent les plus discrets». Au-delà des restaurants prisés par les touristes et influenceurs et les décors luxueux des palaces, la publication invite à découvrir des plats «réconfortants et fumants, comme le tajine, la tanjia et le couscous», lesquels «restent largement préservés et, surtout, indifférents aux tendances du moment sur TikTok».
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Dans ce classement, brillent également Instanbul, qui ne sombre pas dans le phénomène TikTok grâce à «son immensité et le sérieux avec lequel la gastronomie est abordée», ou encore Tokyo, la ville qui «possède plus d’étoiles Michelin que toute autre ville au monde» mais sans pour autant s’inscrire sous l’influence des tendances. «Ce qui caractérise Tokyo – et le Japon en général – c’est que les chefs et cuisiniers sont presque obsessionnels dans leur art, perfectionnant souvent un seul plat pendant des décennies, même dans les petits restaurants familiaux», explique-t-on en saluant ce dévouement à la qualité et au savoir-faire.
Autre destination gastronomique préservée, Jakarta, en Indonésie, «l’une des villes les plus passionnantes au monde pour manger, à condition de savoir où chercher», ou encore Mexico, dont «l’essence même de sa culture gastronomique repose encore largement sur la cuisine de rue, avec des spécialités comme les tacos al pastor, les tamales et les tortas».
En Chine, Hong Kong vole la vedette aux autres villes grâce à une culture culinaire qui, bien qu’elle évolue rapidement, «est ancrée dans la tradition plutôt que dans le potentiel viral», avec une cuisine cantonaise «précise, techniquement exigeante et axée sur les ingrédients, privilégiant les saveurs à l’esthétique».
Vient ensuite, Lima, au Pérou, qui s’impose comme la Mecque des amateurs de poisson et le berceau du Nikkei, «une cuisine fusion centenaire qui allie techniques japonaises et saveurs péruviennes». Enfin, Montréal s’impose également avec une «scène culinaire (qui) rivalise avec celle des plus grandes et des plus prestigieuses capitales gastronomiques du monde, d’une manière totalement authentique, sans aucune prétention ni mise en scène».











