Vidéo. Ressources hydriques: Abdelkader Amara promet de nouvelles centrales de dessalement d'eau de mer

Le360

La politique que mène le Maroc pour la préservation de ses ressources hydriques et la production d'eau va se renforcer avec la construction de nouvelles centrales de dessalement d'eau de mer, le long du littoral atlantique.

Le 08/03/2021 à 15h37

Dans un entretien avec Le360, le ministre de l'Equipement, du transport, de la logistique et de l'eau, Abdelkader Amara, a déclaré que ces nouvelles unités s'ajouteront à celles qui existent ou celles qui sont en cours de réalisation, citant les stations de Dakhla, d’Agadir-Chtouka Aït Baha, de Laâyoune et d'Al Hoceïma, et du grand projet de Casablanca. Cette station devra être la plus grande d'Afrique, "La deuxième tranche [pour le projet] d'Agadir débutera en avril prochain, pour atteindre une capacité de 144 millions de m3 par an", a affirmé le ministre.

"Nous projetons d'agrandir la station de Dakhla au et de construire une nouvelle unité à Safi", a expliqué Abdelkader Amara, affirmant avec fierté que le Maroc "n'aura jamais soif vue le long littoral de 3.500 kilomètres de côtes dont il dispose sur l'Atlantique et la Méditerranée".

"Notre politique de l'eau est axée sur la mobilisation des eaux non conventionnelles telles que le dessalement de l'eau de mer et le traitement des eaux usées pour l’arrosage, notamment pour les golfs du Maroc", a-t-il assuré. La station de dessalement de Chtouka-Aït Baha d'Agadir, a-t-il rappelé, a un double objectif, celui d'assurer de l'eau potable pour le grand Agadir et l'irrigation des importantes surfaces cultivées de la région.

"Nous nous attaquons d'une nouvelle manière au développement économique notamment celui de l'agriculture en exploitant de l'eau de mer dessalée", a estimé le ministre. Et d'ajouter que la station de dessalement d'Al Hoceïma est venue en complément des ressources en eau provenant des barrages proches pour assurer une autosuffisance en eau potable à la région.

Le Grand projet sur lequel le ministère travaille actuellement concerne la station de dessalement de l'eau de mer de Casablanca. Celle-ci sera construite dans le sud de la Métropole vers 2024 pour fournir 300 millions de m3 d'eau par an au Grand Casablanca. Considérée comme l'une des plus grandes du monde, cette station ne va plus recevoir les eaux du fleuve Oum Rabii, les ressources de celui-ci seront déviées vers le Grand Marrakech en raison du déficit chronique en eau que connaît la région.

Par Mohamed Chakir Alaoui et Yassine Benmini
Le 08/03/2021 à 15h37