Un nouveau dispositif pour une mobilité plus durable et mieux pilotée

Autoroute Tétouan–Fnideq. Totalisant 38% de la consommation énergétique, les transports représentent le premier poste de dépenses en énergie au Maroc.

Revue de presseL’agence allemande de coopération internationale (GIZ) accompagne le Maroc dans la mise en place d’un système structuré de suivi des données de mobilité, afin d’éclairer les politiques publiques et d’accélérer la transition vers des solutions plus durables. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Éco.

Le 29/04/2026 à 19h53

Dans un contexte de ralentissement économique et de dépendance énergétique, l’agence allemande de coopération internationale (GIZ) accompagne le Maroc dans la mise en place d’un système structuré de suivi des données de mobilité, afin d’éclairer les politiques publiques et d’accélérer la transition de ce secteur d’activité. Face aux défis économiques et environnementaux qui pèsent sur le secteur des transports, la GIZ a initié un projet visant à renforcer la collecte, l’analyse et l’exploitation des données de mobilité au Maroc, rapporte le quotidien Les Inspirations Éco. «Ce dispositif répond à un besoin crucial: disposer d’une vision consolidée et opérationnelle pour piloter les politiques de transport de manière plus efficace», explique un responsable de l’agence, cité par le quotidien. Une démarche d’autant plus nécessaire que le secteur concentre des enjeux majeurs pour le pays.

Avec 38% de la consommation énergétique nationale et près de 30% des émissions de CO₂, les transports représentent le premier poste de dépense en énergie du Royaume. Une dépendance aux carburants fossiles importés, qui expose le Maroc aux fluctuations des marchés internationaux et pèse sur sa balance des paiements. «Cette situation fragilise l’équilibre économique global, alors que les besoins en mobilité ne cessent de croître sous l’effet de l’urbanisation et de la démographie», souligne un expert. Dans les grandes agglomérations comme Casablanca, Rabat ou Marrakech, ces tensions se traduisent par une congestion accrue, une dégradation de la qualité de l’air et une perte d’efficacité économique. Les politiques de mobilité urbaine ont apporté des réponses, mais leur impact reste inégal selon les territoires, faute d’une approche globale et de données fiables. C’est précisément pour combler ces lacunes que la GIZ a lancé son initiative.

L’objectif est de structurer un système national d’observation capable de centraliser et d’exploiter les informations disponibles, qu’il s’agisse de cartographies des infrastructures, d’analyses des flux de transport ou d’évaluations des modes doux. Aujourd’hui, les données existent, mais elles sont souvent dispersées ou incomplètes, ce qui limite leur utilité pour les décideurs. En organisant ces informations, le dispositif permettrait d’affiner les diagnostics et d’orienter les investissements de manière plus ciblée.

Cette approche s’appuie également sur des outils numériques innovants, comme les plateformes Mobility as a Service (MaaS), qui optimisent les parcours des usagers et facilitent l’accès à l’information. Ces solutions complètent le travail d’analyse en fournissant des données en temps réel, essentielles pour ajuster les politiques publiques, a-t-on pu lire dans Les Inspirations Éco. Elles contribuent ainsi à une meilleure compréhension des usages et des besoins, tout en renforçant l’efficacité globale du système de transport. Un autre volet clé du projet réside dans le benchmark international et inter-régional. Comparer les performances du Maroc avec celles d’autres pays permet d’identifier les bonnes pratiques et d’adapter les solutions les plus pertinentes.

Au Maroc, cette démarche révèle des disparités entre territoires et aide à prioriser les actions. En croisant ces enseignements avec les données disponibles, il devient possible de structurer une action publique plus cohérente et mieux ciblée, écrit Les Inspirations Éco. Ce dispositif représente une opportunité stratégique. «Une meilleure lisibilité des enjeux permettrait d’inscrire la mobilité durable au cœur des équilibres économiques du pays», estime un analyste. Cette initiative ouvre la voie à une réduction des dépendances énergétiques, à une amélioration de la compétitivité et à la construction de réseaux de transport plus inclusifs et résilients.

Par La Rédaction
Le 29/04/2026 à 19h53