La région Souss-Massa renforce son potentiel agricole avec le lancement d’un vaste périmètre irrigué de 10.000 hectares, situé aux abords de Tiznit. Ce projet, financé à hauteur de 15 milliards de dirhams, s’inscrit dans une stratégie visant à consolider le poids de l’agriculture et de la pêche dans le PIB régional, qui s’élève à 18%. «Ce développement marque une nouvelle étape, en diversifiant les zones de culture au-delà des plaines traditionnelles comme Chtouka et El Guerdane», souligne le quotidien Les Inspirations Eco du 7 mai.
Le projet repose sur deux piliers majeurs: un réseau d’irrigation, doté d’une enveloppe de 6,6 milliards de dirhams, et une station de dessalement, financée à hauteur de 8,4 milliards. Cette dernière, dont la mise en service est prévue en 2028, produira annuellement 350 millions de mètres cubes d’eau, complétant ainsi les capacités de l’usine de Chtouka-Aït Baha, dont l’extension portera la production à 400.000 mètres cubes par jour. «Cette infrastructure assurera à la fois l’alimentation en eau potable de plus de deux millions de personnes et l’irrigation pérenne de 13.600 hectares», précise-t-on.
La nouvelle station de dessalement, d’une capacité de 350 millions de mètres cubes, constituera «le deuxième socle de la sécurité hydrique» de la région, écrit Les Inspirations Eco. Elle fournira 100 millions de mètres cubes pour l’eau potable et 250 millions pour l’irrigation, couvrant notamment les périmètres d’Oulad Teima et El Guerdane. «Les appels d’offres pour sa réalisation seront lancés d’ici la fin de l’année», indique-t-on. Conçu sous forme de partenariat public-privé (PPP), le projet devrait soutenir 1.800 exploitants et générer 1.500 emplois directs.
En 2026, les souscriptions des agriculteurs seront ouvertes pour ce projet, dont l’objectif est de sécuriser l’irrigation sur 30.000 hectares. «Cette infrastructure vise à stabiliser la production agricole face aux aléas climatiques, tout en garantissant un approvisionnement constant en eau potable pour les villes de Tiznit, Taroudant et Agadir », explique la région. Un pas de plus vers la résilience du secteur agricole et la sécurité hydrique du territoire.




