Sécheresse: comment l’Etat entend venir au secours du Sebou

Le bassin du Sebou.  . DR

Revue de presseFace à la sécheresse galopante dont souffre le périmètre, le gouvernement entend palier le manque d’eau en puisant dans les réserves du barrage Driss 1er, parallèlement à la réalisation du projet d’interconnexion des bassins du Sebou, du Bouregreg et d’Oum Er Rbia. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 07/02/2023 à 21h08

Le bassin du Sebou a connu, durant l’année hydrologique 2020-2021, un déficit de 47% au niveau des précipitations par rapport à la moyenne annuelle. Le constat est fait par Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’eau, qui présidait mardi, à El Hajeb, le Conseil d’administration de l’Agence du Bassin hydraulique du Sebou (ABHS) au titre de l’année 2022.

Pour remédier à cette situation, indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 8 février, le gouvernement s’est engagé dans la mise en œuvre de programmes structurants dans le bassin du Sebou. «Il s’agit surtout du renforcement du système d’approvisionnement en eau potable des villes de Fès et Meknès, à partir du barrage Driss 1er et à travers la réalisation du projet d’interconnexion des bassins du Sebou, du Bouregreg et d’Oum Er Rbia», lit-on.

L’objectif est le transfert d’un volume d’eau global variant entre 500 et 800 millions de m3, et ce dans le cadre d’une gestion solidaire des ressources en eau. Les forages seront aussi poursuivis, en vue d’améliorer la connaissance des caractéristiques des nappes souterraines et de mobiliser les ressources hydriques pour faire face au déficit occasionnel d’eau potable, notamment en milieu rural.

Dans le cadre des ouvrages programmés pour la période 2022-2024, la tutelle a également lancé la réalisation de huit petits barrages, dont 3 seront réhabilités dans la zone d’action de l’agence. Ils seront destinés à l’accompagnement de la promotion locale, au développement de la petite hydraulique et à la protection contre les inondations.

L’approche est globale et ne date pas d’aujourd’hui. C’est ainsi que 18 grands barrages -d’une capacité additionnelle de 5,3 milliards de m3- sont actuellement en cours de réalisation au niveau national. Neuf stations de dessalement d’eau de mer et 158 stations de traitement des eaux usées ont de même été réalisées, rappelle le quotidien.

Le Maroc dispose actuellement d’un patrimoine hydraulique important comportant 152 grands barrages d’une capacité globale de stockage d’environ 19,9 milliards de m3, 136 petits barrages pour l’accompagnement du développement local et 16 ouvrages de transfert des eaux interbassins.

Par Nabil Ouzzane
Le 07/02/2023 à 21h08