Promotion de la mobilité électrique au Maroc: ce qu'il reste à faire

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Revue de presseKiosque360. Pour Ali El Harti, président de la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC), le développement de la mobilité électrique au Maroc passe par la promulgation de textes réglementaires régissant cette activité. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Le 07/11/2022 à 21h25

Activité en pleine expansion à travers le monde, la mobilité électrique commence à se frayer un chemin au Maroc. Si la voiture électrique coûte un peu plus cher aujourd’hui à l’achat qu’une voiture thermique, recharger une batterie de voiture est beaucoup plus économique que de faire un plein de gasoil, surtout au vu des niveaux des prix actuels.

Au Maroc, le marché en est encore à ses balbutiements. «Nous sommes encore très loin de la maturité observée en Europe. Les clients marocains ont encore du mal à passer à l’électrique. Car l’infrastructure ne suit pas et le réseau de recharge électrique est extrêmement sous-équipé», explique Ali El Harti, président de la Fédération nationale de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables (FENELEC) au quotidien Les Inspirations Eco,dans son édition du mardi 8 novembre. A cela s’ajoute le fait qu’il n’existe pas de texte réglementaire pour régir cette activité, notamment la vente de l’énergie ou encore celle de la recharge électrique.

Si le Maroc s’est positionné sur l’échiquier mondial, en tant que constructeur automobile, à travers les écosystèmes de Renault et Stellantis, il devient important pour le pays de s’affirmer aussi sur la voiture électrique. Sachant que la demande de mobilité électrique est croissante. Il y va tant du développement de l’offre que de la demande. «Plusieurs secteurs sont, en effet, concernés: la batterie, sa recharge , le système de gestion et le système de monitoring de la batterie, les composants électroniques», explique Ali Ell Harti. Des activités à fort potentiel et à forte valeur ajoutée pour l’industrie nationale. Pour le président de la FENELEC, aujourd’hui, il est clair que le secteur électrique doit s’imposer sur ce marché.

Tous les secteurs d’activité sont concernés. La demande d’énergie en Afrique va doubler entre 2022 et 2040. De ce fait, le produit et le service marocains doivent absolument se positionner sur cette opportunité. Les acteurs des métiers de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables affichent des attentes fortes. Le gouvernement semble, pour sa part, prêt à sauter le pas.

Par Nabil Ouzzane
Le 07/11/2022 à 21h25