Le Maroc et la Banque mondiale lancent un partenariat historique sur dix ans pour booster l’emploi

Le siège de la Banque mondiale à Washington, Etats-Unis.

Revue de presseLe Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement marocain ont officialisé le lancement d’un nouveau Cadre de partenariat-pays (CPF), qui s’étalera sur une décennie. Alignée sur le Nouveau modèle de développement du Royaume, cette feuille de route stratégique vise à transformer durablement l’économie marocaine en passant d’une croissance tirée par l’investissement public à une dynamique portée par le secteur privé, avec pour priorité absolue la création d’emplois de qualité pour les jeunes et les femmes. Cet article est une revue de presse tirée de Finances News.

Le 13/07/2026 à 19h59

Le Groupe de la Banque mondiale et le gouvernement marocain franchissent une nouvelle étape dans leur coopération avec le lancement d’un Cadre de partenariat-pays (CPF) inédit, prévu pour une période de dix ans. «Fruit de plus de six décennies de collaboration, cette feuille de route stratégique s’aligne sur le Nouveau modèle de développement du Royaume. Elle marque un tournant majeur: le passage d’une croissance historiquement portée par l’investissement public à une économie plus compétitive et plus dynamique, résolument guidée par le secteur privé», indique le magazine Finances News Hebdo. L’objectif central de ce plan décennal est d’accélérer la création d’emplois durables et de qualité, avec une attention particulière portée aux jeunes, aux femmes et aux territoires ruraux.

Pour y parvenir, la stratégie s’articule autour de trois piliers fondamentaux. Le premier vise à stimuler la compétitivité des entreprises à travers la réduction des barrières réglementaires et l’amélioration de l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises. Le deuxième est axé sur l’inclusion territoriale afin de réduire les disparités géographiques et de mieux connecter les villes et les campagnes aux marchés. Enfin, le troisième pilier privilégie le renforcement du capital humain en soutenant directement les réformes de l’éducation, l’accès à la couverture sanitaire universelle et le déploiement de la protection sociale.

Nadia Fettah, ministre de l’Économie et des Finances, salue la portée structurante de ce dispositif, qui harmonise les réformes, les connaissances ainsi que les financements publics et privés autour d’une vision commune de l’avenir. «De son côté, Ousmane Dione, vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, précise que le choix d’un engagement sur une décennie vise à dépasser la simple logique de projets ponctuels afin de s’investir pleinement dans une transformation structurelle et durable du pays», souligne Finances News.

Cette ambition est également portée par la Société financière internationale (IFC) et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), deux entités du Groupe de la Banque mondiale. Ethiopis Tafara, vice-président d’IFC pour l’Afrique, rappelle le dynamisme de l’économie marocaine sur le continent et réaffirme sa volonté de mobiliser des capitaux privés pour soutenir la nouvelle génération d’entreprises.

Ed Mountfield, vice-président et directeur financier de la MIGA, indique, pour sa part, que l’institution déploiera ses outils de garantie afin d’atténuer les risques liés à l’investissement et de stimuler un modèle de croissance résilient. L’efficacité de ce nouveau partenariat sera mesurée à travers des indicateurs concrets, tels que le volume des investissements privés mobilisés ou la résilience des populations vulnérables face aux chocs climatiques.

Par La Rédaction
Le 13/07/2026 à 19h59