Le gouvernement veut ramener la dette à moins de 70% du PIB à l’horizon 2026

Nadia Fettah Alaoui, ministre de l'Économie et des finances, lors d'une séance plénière consacrée à la présentation du PLF 2023.

Nadia Fettah Alaoui, ministre de l'Économie et des finances, lors d'une séance plénière consacrée à la présentation du PLF 2023.

C’est la deuxième fois que le gouvernement se prête à l’exercice de projection budgétaire sur un horizon de trois ans avec, cette fois-ci, une révision de la croissance prévue pour la période 2023-2025.

Le 16/11/2023 à 19h21

Le gouvernement vient de rendre public son document de programmation budgétaire triennale pour la période 2024-2026. Répondant à un souci de transparence imposé par la Loi organique de la loi de finances (LOLF), ce document permet au Parlement de disposer de plus d’informations et de capacité de contrôle de la cohérence entre les lois de finances annuelles et les trajectoires de déficit et de dette sur lesquelles s’engage le gouvernement à moyen terme, ainsi que les risques qui entourent l’atteinte de ces objectifs.

Ce cadrage budgétaire à moyen terme devrait permettre, également, de donner une meilleure visibilité sur la situation et les perspectives des finances publiques et de renforcer la confiance et la qualité de crédit dont jouit le Maroc auprès des partenaires et investisseurs nationaux et étrangers, lit-on dans le préambule du rapport. Le gouvernement y réitère sa volonté de maintenir les finances publiques sur une trajectoire soutenable, suite aux dommages qu’elles ont subis en lien avec la crise pandémique, la flambée des prix des produits énergétiques et alimentaires, ainsi que la sécheresse.

Chiffres à l’appui, comme annoncé au Parlement, en juillet 2023, le gouvernement souligne qu’il veillera à poursuivre le processus de consolidation budgétaire afin de ramener le déficit à 3% du PIB à l’horizon 2026 et d’inscrire la dette sur une trajectoire baissière à moins de 70% du PIB.

Par ailleurs, le gouvernement annonce une révision de ses projections de croissance à l’horizon 2025. En effet, le cadre macroéconomique qui sous-tend la programmation budgétaire 2024-2026 se base sur une croissance économique de 3,4% en 2023, 3,7% en 2024 et 3,5% en 2025, alors que celle projetée une année auparavant (pour la période 2023-2025) dans le cadre de la préparation du PLF 2023, était fondée sur des taux de croissance de 4%, 3,7% et 3,9% respectivement.

Concernant l’année 2023, la prévision de croissance a été révisée à la baisse de 0,6 point à 3,4%. Cette révision est due notamment à la réalisation d’une campagne agricole en deçà des attentes avec une production céréalière de 55 millions de quintaux contre une hypothèse initiale de 75 millions de quintaux au titre des prévisions de la loi de finances 2023.

Pour consulter l’intégralité du document, cliquer ici.

Par Ayoub Khattabi
Le 16/11/2023 à 19h21